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20 de julio de 1969

La llegada de tres hombres a la Luna en 1969 (creo que sí, muy probablemente ocurrió) como el Sputnik o el Luna 2 de los soviéticos fueron apenas hechos simbólicos. Nada de eso hubiese sido posible sin el capital humano de descubrimientos (científicos, matemáticos, sociales) mucho más radicales ocurridos siglos antes en culturas muy diferentes y ahora distantes (el cero hindú, el algebra o el algoritmo de la cultura árabe; la ley de acción y reacción de Newton; y un largo, larguísimo etcétera).

Es parte de lo que no se entiende cuando se habla de “hazañas” y “méritos” de unos pueblos, de unos pocos individuos y hasta de unos sistemas económicos (vaya arrogante ignorancia) sobre el resto de la Humanidad. 

 

jm

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La chasse aux pauvres, la distraction parfaite aux États-Unis d’Amérique.

Trump a annoncé des coups de filet massifs contre les immigrants illégaux

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En juin 2019, le président Donald Trump a annoncé le début des rafles pour chasser des immigrants illégaux dans les dix plus grandes villes des États-Unis d’Amérique à partir du 14 juillet de cette année. Le fait que de grandes villes aient été choisies et non de grandes plantations qui ne peuvent pas effectuer leurs récoltes sans immigrants illégaux, se doit, très probablement, à un phénomène que nous avons antérieurement signalé : aux États-Unis, les minorités (noirs, Latinos, asiatiques) sont sous-représentées politiquement, non seulement parce que les immigrants illégaux ne votent pas, mais parce que le vote des citoyens de ces groupes vaut plusieurs fois moins qu’un vote blanc dans un état ultraconservateur, ce qui met en cause la nature démocratique même de tout le système politique et électoral, sans parler du système économique et financier.

Pour une raison historique de marginalisation de la propriété de la terre et compte tenu des besoins actuels, les minorités se concentrent dans les grandes villes dans le secteur des services, qui se trouvent dans les états les plus peuplés, qui ont autant de sénateurs que n’importe quel état dépeuplé, bastions des conservateurs dès le XIXe siècle : pour atteindre la même population qu’ en Californie (40 millions) ou à New York (20 millions), deux bastions progressistes et plus réceptifs aux immigrants de tout type, il est nécessaire d’additionner plus de dix états conservateurs (l’Alaska gigantesque n’arrive pas au million d’habitants). Cependant, chacun de ces grands états possèdent seulement deux sénateurs tandis qu’une douzaine d’états conservateurs et dépeuplés en possède vingt-quatre. Le Texas est l’exception inverse, mais pas dans sa dynamique intérieure.

À cette réalité structurelle il faut ajouter que, parmi d’autres caractéristiques, les gouvernements appelés populistes ont l’habitude de chercher des effets spéciaux dans des décisions spectaculaires et symboliques quand ils pourraient faire de même avec plus de discrétion. Les populismes de gauche ont l’habitude de jouer cette carte avec les antagonistes plus puissants, comme le sont les empires de différentes couleurs. Les populismes de droite ont l’habitude de jouer la même carte en attaquant et diabolisant les gouvernements des pays pauvres, quand ils leur arrive de jouer à l’indépendance, ou les secteurs les plus faibles d’une société comme les immigrants ou les travailleurs pauvres. Les immigrants non seulement ne votent pas seulement mais de plus leur pouvoir économique et médiatique est insignifiant.

Dans le cas du populisme de droite, expression des intérêts de ceux du haut de l’échelle projetée dans les frustrations de ceux d’en bas pour lyncher les indésirables d’encore plus bas, c’est pour le moins de la lâcheté au carré. Pour ne pas commencer à considérer que les fanatiques post humanistes (les fanatiques ce sont ceux d’en bas qui défendent les intérêts de ceux d’en-haut contre leurs propres intérêts, et non ceux d’en-haut qui défendent tout simplement leurs propres intérêts) ont a l’habitude d’agiter le drapeau différent et contradictoire de la croix au moment même où se déchirent les vêtements et se frappent la poitrine en alléguant qu’ils sont les adeptes de cet homme qui annonçait l’amour indistinct et qui s’entourait des marginaux. Celui que le pouvoir impérial de l’époque et ses collaborateurs locaux -toujours nécessaires- ont crucifié avec autres deux criminels.

Différentes études ont montré que plus grandes sont les différences sociales et économiques qui séparent ceux d’en haut et ceux d’en bas plus d’espace médiatique est donné aux problèmes de l’immigration et de la criminalité. C’est pareil tant dans tous les pays centraux que que dans les périphériques, dans les riches comme dans les pauvres. Il faut ajouter une autre caractéristique qui se présente même dans les exposés des étudiants d’université : le débat (ou une meilleure « verbalisation sociale ») est posé par son axiome et corollaire depuis le commencement quand est présenté comme « le problème de l’immigration » et non comme « le défi » o « la grande occasion de l’immigration ».

Bien que le président Donald Trump perdît les élections en 2016, il est arrivé à la Maison Blanche par un système électoral inventé pour protéger les états esclavagistes du sud au XVIIIe siècle et avec un discours raciste, comme en Europe, à peine caché dans l’excuse lâche et éternelle de la légalité qui, comme nous l’avons déjà analysé, historiquement a été promue et respectée quand cela convenait aux groupes du pouvoir. Avec des exceptions héroïques et remarquables, toujours grâce aux lutteurs sociaux diabolisés. Le racisme ne se croit pas ni se détruit ; il se transforme seulement.

La date du 14 juillet 2019 comme commencement des coups de filet contre les immigrants illégaux est arbitraire mais coïncide avec la psychologie fasciste qui aime les décisions intempestives et symboliques (facile à médiatiser) contre un groupe spécifique de ceux d’en bas diabolisés comme « l’autre » : des Juifs d’à pied, des musulmans d’à pied, des immigrants d’à pied. Certes, pas n’importe quel immigrant illégal, mais les plus pauvres, désespérés et avec la peau la plus sombre. Les autres immigrants illégaux, s’ils sont blancs, passent inaperçus ou, si elles sont blanches, deviennent même la Première dame, sans qu’il importe que ses parents étaient (par leur propre volonté et par la même vocation d’alpinistes) des membres du parti communiste dans un pays d’Europe. Une autre preuve de ce que les immigrants font le travail que les citoyens ne veulent pas faire.

Le tribalisme, la horde fasciste, raciste, misogyne et le dégoût pour des droits égaux pour les étrangers passera. Nous ne savons pas quand, mais je suis sûr que c’est une réaction mondiale à tout -peu ou beaucoup- ce qu’on a atteint dans ce sens dans les derniers siècles et un prévisible masque à un conflit aggravé entre ceux chaque fois moins nombreux qui ont chaque fois de plus en plus, et les chaque fois de plus en plus nombreux qui sentent mais ne comprennent pas qu’ils sont ignorés, dans le meilleur des cas convertis en bêtes domestiquées de consommation. Un processus historique qui ne peut pas être perpétué, qui explosera dans une catastrophe incontrôlée que personne ne voudra, ni même ceux d’en-haut, tant habitués à accroitre leur fiefs dans chaque crise contrôlée, comme celle qui viendra en 2020.

Les anciens puissants qui gouvernent le monde portent un avantage existentiel : ils ne verront pas les fruits de leur haine et de leur cupidité. C’est pourquoi rien ne leur importe à long terme, bien qu’ils répètent le contraire. Surtout s’ils croient avoir acheté un penthouse dans le royaume du Seigneur à force d’ aumônes et de prier cinq minutes par jour avec des visages contrits. Pour ceux-ci et pour ceux d’en bas « le temps vaut de l’argent », un mythe qui met pied à terre seulement en considérant qu’aucune montagne d’or ne peut leur acheter du temps. Comme ils ne peuvent pas accumuler du temps ils accumulent de l’or, en détruisant la vie des plus faibles et désespérés, et des plus jeunes qui sont, de loin, ceux qui ont plus de temps que d’or. Chose qui ne leur pardonnent pas.

Jorge Majfud* Jacksonville, le 15 juillet 2019

Traduit de l’espagnol pour El Correo de la Diaspora par ; Estelle et Carlos Debiasi

El Correo de la Diaspora. Paris, le 16 juillet 2019.

¿La verdad o algo mejor?

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Dr. Makaziwe Mandela (hija de Nelson Mandela) recibió hoy la distinción de Ciudadana Global de nuestra Universidad de Jacksonville. Muy apropiadas y oportunas sus palabras sobre la injusticia social, la importancia al respeto por la diversidad, a los inmigrantes, la necesidad de un desarrolo equitativo, la libertad de los individuos y de los pueblos. Creo que su hermanastro (y amigo personal en los 90 en Mozambique), Ntewane Samora Machel hubiese estado de acuerdo.

Sin embargo, hubiese querido que quienes la presentaron por casi una hora, a ella y a su padre, también recordaran (al menos como una nota al pie) que hasta 2008 Nelson Mandela estuvo en lista de terroristas de USA y Reino Unido. No basta con repetir que Mandela sufrió la cárcel por luchar contra el racismo, así, en abstracto y de forma bucólica y ajena.

Sugerí, con anterioridad, que también se recordara este simple pero relevante hecho histórico, que de hecho contribuyó a la injusticia que se pinta como ajena (si fue socialista, como Einstein, como Luther King, puede ser irrelevante).

Pero claro, no hay que echar a perder una ceremonia tan bonita y, sobre ese tema y otros, sólo hubo silencio, flores y aplausos. Cuando estuvo aquí el ex primer ministro Tony Blair echó mano de otra estrategia para no hablar del crimen de Irak: una larga serie de chistes, que debieron costar por lo menos cien mil dólares, como muy barato.

 

 

JM, julio 2019

 

América Latina

Gracias, María. El terrorista que vivía en Miami, Posada Carriles, alguna vez me dijo lo mismo (¿o fue uno de sus familiares o enviados?): si alguien (como Einstein, como Chomsky, como Martin Luther King, como Mohamed Ali, como tantos otros “perros izquierdistas”) piensa diferente a los “dueños de EEUU”, si uno no está de acuerdo con la bomba de Hiroshima, con la guerra de Vietnam, la de Irak, con decenas de dictaduras en el tercer mundo promovidas para cuidar los sagrados negocios del Primer Mundo y de cientos otras brutalidades, uno debe abandonar Estados Unidos.

¿Por qué se creen dueños de todo? ¿Desde cuándo los fascistas tienen derecho de ciudadanía sobre cualquier otro de raza inferior?

Según ese principio, buscar la verdad y decirla es antiestadunidense. Como estadounidense que convive con gente mucho menos cerrada que esa mentalidad de las dictaduras latinoamericanas, ahora travestidas, te puedo decir que esto es una exageración. Pero para la doctrina diseñada bajo el nombre de la “seguridad nacional” y la criminalidad del patriotismo barato, uno debe defender un país o su país aunque el presidente sea Hitler y el proyecto sea el más racista y colonialista del momento. Ese Patriotismo toxico que nos inoculaban en las escuelas primarias de la dictadura…

Ahora, en cambio, si alguien piensa diferente a los gobiernos de Uruguay o de algún otro país “zurdo” sin bases militares alrededor del mundo, entonces sí tiene derecho a vivir allí y a criticar sin caer en contradicción. Nadie te va a reprochar que te tomas un plácido café en un bar de Montevideo. Eso no. Porque el discurso de los de arriba (adoptado por los de abajo) aprueba que quien es crítico se contradice y quien es acrítico es coherente y dueño de todo, aunque no posea nada. Al menos es dueño de una ilusion. 

Afortunadamente, estas cosas siempre me la dicen los latinoamericanos, nunca los estadounidenses que me rodean y me respetan como yo los respeto a ellos.

Mi padre fue un pequeño político conservador de derecha (del Partido nacional, trabajó para Lacalle padre). Yo lo quería y lo respetaba mucho porque él me respetaba. Porque no se creía el dueño de ningún país, porque no creía que por pensar diferente yo debía irme de mi país ni debía rebajarme a repetir los discursos políticamente correctos y adulatorios cuando me fui a EEUU, sí, a una universidad y a otras universidades (comoi es la tradición en EE.UU.) llena de malditos “zurdos” en un país bastante llenos de correctos racistas.

Pero a los latinoamericanos que me dicen que América latina es un continente lleno de “países del culo” como lo ha dicho el exitoso racista y prostibulario Donald Trump, no les digo que se vayan de aquí para ser “coherentes”. No me creo dueño de ningunpaís. Faltaba más.

Solo trato de explicarles que están equivocados, con diferente grado de éxito. La mayoría de los estadounidenses que se enfrentan con la evidencia (al menos los que llegan a las universiodades) aceptan los hechos. No estan facil en el caso de los latinoamericanos, por la simple logica de la corrupción colonialista que perdura por generaciones. 

JM.

PD. no, no sé si la literatura uruguaya es un desastre o no. Simplemente dije que no me interesa ya. Es un hecho objetivo que por siglos la cultura ha sido un reducto tradicional de la izquierda (mejor, de los partidarios de los de abajo). No hay que molestarse por eso, ya que es una reacción natural al real poder político, económico y social, que ha sido un reducto tradicional de dla derecha. en Uruguay, después de Galeano, si no te arodillas al diario conservador El País y a una o dos editoriales internacionales que prefieren los chismes sociales a la literatura, no existes. ¿Debo ineresarme por eso? No, claro, mi vida, como la de cualqueira, es muy breve. Demasiado breve para perder un minuto en esos conventillos de pueblo.

 

 

 

Dr. Mandela, Ciudadana del Mundo por Jacksonville University / Dr. Mandela will be honored with Jacksonville University’s Global Citizen Award

Nelson Mandela, su padre, estuvo en la lista de terroristas de EEUU y de Gran Bretaña hasta el año 2006, cuando ya no importaba esta distinción. Este mes, Madnela será recordado en su 101 cumpleaños a través de su hija mayor, Dr. Makaziwe Mandela y su hija, Tukwini Mandela, en Jacksonville, FL. Makaziwe Mandela recibirá en nuestro campus la distinción de “Ciudadana del Mundo” otorgada por Jacksonville University. Junto con Nevy Castro​ fuimos amigos de uno de sus hermanastros en Pemba, Mozambique (Ntewane Samora Machel, hijo de Graca Machel) en los 90s… La justicia y el poder siemrpe desfasados en varias décadas.


 

Nelson Mandela, her father, was on both the United States and Great Britain list of dangerous terrorists until 2006 when this distinction no longer mattered. This month, Mandela will be remembered on his 101st birthday through his eldest daughter, Dr. Makaziwe Mandela and her daughter, Tukwini Mandela, in Jacksonville, FL. Makaziwe Mandela will receive on our campus the distinction of “World Citizen” awarded by Jacksonville University. With Nevy Castro, we were friends with one of his stepbrothers in Pemba, Mozambique (Ntewane Samora Machel, son of Graca Machel) in the 90s … Justice and power have always been out of date in several decades.

 

Caza de pobres: La distracción perfecta

La chasse aux pauvres, la distraction parfaite aux États-Unis d’Amérique

 

En junio de 2019, el presidente Donald Trump anunció el inicio de redadas para cazar inmigrantes ilegales en las diez mayores ciudades de Estados Unidos a partir del día 14 de julio de este año. El hecho de que se haya elegido a las grandes ciudades y no a las grandes plantaciones que no pueden levantar sus cosechas sin inmigrantes ilegales, se debe, muy probablemente, a un fenómeno que hemos señalado anteriormente: en Estados Unidos, las minorías (negros, latinos, asiáticos) están políticamente subrepresentadas, no sólo porque los inmigrantes ilegales no votan sino porque el voto de los ciudadanos de esos grupos vale varias veces menos que un voto blanco en un estado ultra conservador, lo cual pone en tela de juicio la misma naturaleza democrática de todo el sistema político y electoral, por no hablar del sistema económico y financiero. Por una razón histórica de marginación de la propiedad de la tierra y por las necesidades presentes, las minorías se concentran en las grandes ciudades en el sector de servicios, las cuales están en los estados más poblados, los cuales tienen tantos senadores como cualquier estado despoblado, bastiones de los conservadores desde el siglo XIX: para sumar la misma población que California (40 millones) o Nueva York (20 millones), dos bastiones progresistas y más receptivos a los inmigrantes de todo tipo, es necesario sumar más de diez estados conservadores (la gigante Alaska no llega al millón). No obstante, cada uno de esos grandes estados posee solo dos senadores mientras que una docena de estados conservadores y despoblados poseen veinticuatro. Texas es la excepción inversa, pero no en su dinámica interior.

A esta realidad estructural hay que sumarle que, entre otras características, los gobiernos llamados populistas suelen buscar efectos especiales en decisiones espectaculares y simbólicas cuando podrían hacer lo mismo con más discreción. Los populismos de izquierda suelen jugar esta carta con los antagonistas más poderosos, como lo son los imperios de diferentes colores. Los populismos de derecha suelen jugar la misma carta atacando y demonizando los gobiernos de países pobres, cuando a estos se les ocurre jugar a la independencia, o a los sectores más débiles de una sociedad como los inmigrantes o los trabajadores pobres. Los inmigrantes no solo no votan sino que además su poder económico y mediático es irrelevante.

En el caso del populismo de derecha, expresión de los intereses de los de arriba proyectada en las frustraciones de los de abajo para linchar a los indeseados de más abajo, es por lo menos una cobardía al cuadrado. Por no entrar a considerar que los fanáticos post humanistas (los fanáticos son los de abajo que defienden los intereses de los de arriba contra sus propios intereses, no los de arriba que simplemente defienden sus propios intereses) suelen ondear la diversa y contradictoria bandera de la cruz al tiempo que se rasgan las vestiduras y se golpean el pecho alegando que son los seguidores de aquel hombre que pregonaba amor indiscriminado y se rodeaba de marginados. Aquel a quien el poder imperial de turno y los siempre necesarios colaboracionistas locales crucificaron junto con otros dos criminales.

Diferentes estudios han mostrado que cuanto mayor son las diferencias sociales y económicas que separa a los de arriba de los de abajo mayor espacio mediático se les da a los problemas de la inmigración y la criminalidad. Esto es igual tanto en los países centrales como en los periféricos, en los ricos como en los pobres. Hay que agregar otra característica que se da incluso en las ponencias de los estudiantes universitarios: el debate (o mejor “verbalización social”) es planteado con su axioma y corolario desde el inicio al ser presentado como “el problema de la inmigración” y no como “el desafío” o “la gran oportunidad de la inmigración”.

Aunque el presidente Donald Trump perdió las elecciones en 2016, llegó a la Casa Blanca por un sistema electoral inventado para proteger a los estados esclavistas del sur en el siglo XVIII y con un discurso racista, como en Europa, apenas escondido en la eterna y cobarde excusa de la legalidad que, como ya hemos analizado antes, históricamente se ha promovido y respetado cuando convenía a los grupos en el poder. Con notables y heroicas excepciones, siempre gracias a demonizados luchadores sociales. El racismo no se crea ni se destruye; solo se transforma.

La fecha del 14 de julio de 2019 como inicio de las redadas contra los inmigrantes ilegales es arbitraria pero consistente con la psicología fascista que ama las decisiones intempestivas y simbólicas (fácil de mediatizar) contra algún grupo específico de los de abajo demonizados como “el otro”: judíos de a pie, musulmanes de a pie, inmigrantes de a pie. Claro, no cualquier inmigrante ilegal sino los más pobres, desesperados y con la piel más oscura. Los otros inmigrantes ilegales, si son blancos, pasan desapercibidos o, si son blancas, hasta se convierten en Primera Dama, sin importar que sus padres fuesen (por voluntad propia y por la misma vocación de alpinistas) miembros del partido comunista en algún país de Europa. Otra prueba de que los inmigrantes hacen el trabajo que los ciudadanos no quieren hacer.

El tribalismo, la horda fascista, racista, misógina y el asco por los iguales derechos ajenos pasará. No sabemos cuándo, pero estoy convencido que es una reacción global a todo lo poco o mucho que se ha logrado en ese sentido en los últimos siglos y una previsible máscara a un conflicto agravado entre los cada vez menos que cada vez tienen más y los cada vez más que sienten pero no entienden que están siendo marginados, en el mejor de los casos convertidos a mansas bestias de consumo. Un proceso histórico que no puede perpetuarse, que explotará en una catástrofe descontrolada que nadie querrá, ni siquiera los de arriba, tan acostumbrados a expandir sus feudos en cada crisis controlada, como la que vendrá en el 2020.

Los poderosos ancianos que gobiernan el mundo llevan una ventaja existencial: no verán los frutos de su odio y de su codicia. Por eso no les importa nada a largo plazo, aunque repitan lo contrario. Sobre todo si creen haber comprado un pent-house en el reino del Señor a fuerza de limosnas y de rezar cinco minutos por día con caras compungidas. Para ellos y para los de abajo “el tiempo es oro”, un mito que se desmonta solo considerando que ninguna montaña de oro puede comprarles tiempo. Como no pueden acumular tiempo acumulan oro, destrozando la vida de los más débiles y desesperados, de los más jóvenes que son, por lejos, quienes tienen más tiempo que oro. Algo que no se les perdona.

JM, julio 2019

 

https://www.pagina12.com.ar/206312-caza-de-pobres-la-distraccion-perfecta
https://www.republica.com.uy/caza-de-pobres-la-distraccion-perfecta-id719371/
https://www.huffingtonpost.es/entry/la-verdad-o-algo-mejor_es_5d31d997e4b0419fd32c312e?utm_hp_ref=es-homepage

Helena y Eduardo

En nuestra visita a Uruguay visitamos amigos por orden de respuesta en el correo y lamentamos no tener días de 48 horas para ver a todos.

Con Helena Villagra nos debíamos una cena. Para hacer la velada más interesante invité a Gustavo Esmoris, un amigo escritor que no conocía personalmente pero que siempre me pareció de lo mejor que dió el Uruguay en las dos últimas generaciones (es sólo parte de mi ignorancia sobre la liteatura nacional actual, involuntaria o planificada, que no puedo disfrutar de nuevos valores; como digo, una carencia mía, no de los nuevos marginados). 

Helena habla, cuenta y siente como su compañero, mi querido Eduardo Galeano. Escucharla es escuchar a Eduardo. Creo que algún día se hará justicia y se reconocerá a esta entrañable mujer su parte en lo que fueron los inimitables libros de Galeano (“Eduardo corría por ese patio abrazado a un adjetivo y yo detrás insistiendo que sobraba“). Galeano no era un estilo literario. Era una forma de ser, de vivir, de pensar y de sentir. Como Helena, la dulce Helena. 

Pero ella es tan reservada para sus cosas privadas como lo era Eduardo. Se abría con los amigos y al pie de página me recordaba que no era para la letra impresa. Así que el placer esa noche fue solo nuestro, de Gustavo y mío. Y como siempre he sido discreto con cada historia que Eduardo (y tantos otros) no voy a romper esa regla de oro ahora de viejo.

No todo es publicable y es bueno recordarlo, más en estos tiempos.

Sí lo son estas pocas fotos en su casa de Montevideo, desbordada de historias y de la presencia silenciosa y siemrpe querida de Eduardo.

Ahí van algunas:

 

Fotos: archivo personal JM

Credo nella letteratura come potente mezzo di rivelazione e guarigione; nonostante la sua missione non sia né curare né moralizzare

Alberto Asero dialoga con lo scrittore uruguaiano Jorge Majfud su El mar estaba sereno, romanzo finalista della sesta edizione (2018) del Premio Letterario Internazionale Indipendente

Tutti abbiamo un qualche giorno segnato, ed è per questo che più in là del futuro ci aspetta sempre il passato.

El mar estaba sereno, Izana Editores, Madrid 2016.

Nel tuo romanzo, El mar estaba sereno, affronti un aspetto della vita che, a dispetto del suo enorme peso esistenziale, solo raramente risveglia una riflessione nelle persone: le svolte che disegnano la rotta di una biografia sono solite passare inavvertite sul momento, mostrando la loro vera forza a volte dopo molti anni, retrospettivamente. Perché affrontare questo tema in un romanzo e non, ad esempio, in un saggio?

Questo, come tanti altri problemi, può essere affrontato in profondità solo in un romanzo, vale a dire in quella forma di rappresentazione fittizia in cui lo scrittore esplora le sue intuizioni più persistenti cercando di chiarirle, non da un punto di vista razionale bensì emotivo. Si può discutere per secoli su amore, paura, angoscia, speranza, ma se queste emozioni non vengono affrontate in un’opera d’arte non è possibile completare ciò che potremmo definire l’appropriazione e la comprensione delle stesse. Neppure l’esperienza personale, diretta, di queste emozioni, di questi sentimenti, è sufficiente per approssimarci alla natura del fenomeno, e questo perché quando siamo avvolti dagli eventi del presente (soprattutto quando questi eventi e questo presente sono intensi, drammatici) non possiamo avere né la lucidità, né la serenità, né la distanza per riflettere e ri-sentire su quella parte più profonda ed autentica della natura umana. Ciò detto, certo che possiamo fare una sintesi più o meno razionale di ciò che pensiamo del fenomeno stesso, come forma di introduzione limitata e precaria al fenomeno.

Questo bisogno di ricorrere all’arte per affrontare sentimenti ed emozioni vale anche quando si tratta di recuperare, per così dire, il fil rouge della propria vita – i “giorni segnati”?

In El mar estaba serenoi “giorni segnati” sono quei giorni, quei momenti nella vita di qualunque individuo, che sul momento sono passati inosservati ma che hanno impresso un cambiamento radicale nella vita di una persona (in questo caso, di un personaggio) o la definizione di un destino. Spesso, questi giorni segnati non solo sono trascorsi all’insaputa di chi li ha vissuti (una decisione, una negligenza), ma sono anche rimasti occulti alla coscienza ed alla memoria, soprattutto quando avvenuti in un’età remota, e tuttavia permangono in ciascuno come un’inquietudine, come la persistenza di un timore, di un’ossessione, di una fissazione emotiva. In El mar estaba sereno (il titolo si basa sulla contraddizione fra l’apparente serenità del contesto e il dramma che contiene), i personaggi non solo sentono questa presenza oscura, abissale, inquietante ed incomprensibile, ma addirittura le vanno incontro nei modi più diversi (“più in là del futuro c’è il passato”).

Assieme a questa ricerca del segno che un avvenimento ha lasciato nella storia di una persona soggiace l’idea, l’intuizione, il sospetto che pur se condannati alla libertà, come direbbe Sartre, riproduciamo in realtà le esperienze dei nostri antenati in scenari differenti. Perché gli scenari sono inevitabilmente diversi (c’è chi emigra e i suoi figli e nipoti vivono in un altro paese; la storia ha cambiato alcuni aspetti visibili, come la tecnologia, ecc.), però nel fondo, in quelle profondità esistenziali che davvero contano, non stiamo facendo altro che ripetere la vita dei nostri progenitori, dei nostri antenati, senza saperlo. Ovverosia, esattamente come un lettore sente ciò che sente lo scrittore quando riesce il miracolo della comunicazione e l’empatia, i nostri sentimenti, le nostre ansie, le nostre paure, amori, speranze non si discostano poi così tanto da quelle di tutti gli altri, ed è questo ciò che fa di noi un essere collettivo, come se fosse l’unico modo di valicare i rigidi limiti, le alte muraglie dell’io, colui che sono e che di impedisce di essere altri. Questo è qualcosa che l’arte può riuscire a fare, almeno per un momento, almeno per un attimo breve come l’eternità. E ritorna qui, seppure per altri motivi, quanto al principio del romanzo: “più in là del futuro c’è il passato”.

Appropriazione e comprensione, dicevi. Il romanzo – quantunque lo stesso discorso valga anche per altre forme artistiche – sembrerebbe manifestare qui una delle sue più fondamentali vocazioni: essere un’elaborazione “situata”, per così dire, della criticità esistenziale. Una criticità che intravede nel romanzo un’opportunità di rappresentarsi e riconoscersi, ma anche di provare percorsi alternativi e preparare nuove vie d’uscita, e questo perché si rifiuta di essere isolata dall’esistenza che la sperimenta – amore, paura, angoscia, speranza non possono esistere altrimenti che così, in relazione cioè ad una biografia. C’è forse qui una tensione, epistemologica e metodologica, fra letteratura e psicologia, che ben potremmo leggere a partire della distinzione proposta da Karl Jaspers fra spiegare e comprendere in quanto ottiche alternative sull’esistenza: la prima fondata sulla causalità, la seconda orientata invece al senso, che si mostra solo in quanto “situato”, ossia in (e a partire da) una biografia.

Nel caso del romanzo, per via del suo ambizioso potere di copertura, privo di limiti di estensione, sprovvisto di limiti formali ad eccezione dell’uso quasi esclusivo della parola, è un genere che può contenere tutti gli altri generi, come la poesia, il dramma e persino il saggio. D’altro canto, i personaggi, se sono personaggi umani, completi, sono esseri razionali ed irrazionali, esseri che pensano e che sentono. Eduardo Galeano applicava un’approssimazione “sentipensante” ai suoi saggi, alle sue storie. Il romanzo non è differente, salvo per il fatto che si tratta di fiction, ossia consiste nello sviluppo di uno o di diversi sogni, individuali e collettivi, attraverso uno stato di semi-incoscienza, un permanente navigare sul filo della frontiera fra razionale ed onirico. In fin dei conti, come la vita di chiunque di noi. Però il romanzo, così come altre forme d’arte, ha la capacità di esporre un dramma, emozioni superficiali e profonde, al tempo stesso in cui mantiene una certa distanza per far sì che lo scrittore e, soprattutto, il lettore, possano sognare ad occhi aperti, possano affrontare una situazione esistenziale con una capacità speciale di sentirla, ricordare e riflettere sulla situazione stessa. In un mondo abbrutito dal consumismo e dalla semplificazione del mercato, all’arte, o per lo meno all’arte che non viene prodotta meramente per la vendita, corrisponde questa missione di ri-umanizzazione.

Rispetto a quanto dici intorno alla tensione fra letteratura e psicologia, credo che entrambe, letteratura e psicologia, condividano molti aspetti, così come quando parliamo di letteratura e politica, letteratura e sesso, ecc. Difatti la psicologia è, come la religione, letteratura con le sue proprie condizionanti. Stesso discorso per la letteratura: è impossibile (o l’esperimento non varrebbe la pena) creare un personaggio senza una determinata psicologia, senza identità. In alcuni romanzi, come Delitto e castigo di Dostoevskij o certuni di Charles Bukowski, questo fattore può essere centrale mentre in altri può essere meno importante, come succede in certi romanzi di mistero confezionati per la vendita (dove il puzzle causa-effetto è più importante della motivazione dell’assassino), o può essere un’elaborazione subliminale, come succede nelle favole o nelle leggende. D’altra parte, come abbiamo detto l’anno scorso in occasione di una relazione per il tuo Congresso, credo che dalla narrazione scaturì la coscienza del mondoPoter ordinare gli eventi in un ordine causale o magico, logico o assurdo, significa catturare ciò che eccede la nostra vista, ciò che non si può toccare, e che tuttavia definisce l’esistenza, il più grande mistero di tutti: la coscienza. Nel mio ultimo romanzo, ancora inedito, il personaggio principale fa il check out in albergo e vede una pietra sul banco della reception. La repectionista gli dice che è un pezzo di asteroide. Il personaggio non riesce a spiegarsi per quale ragione un pezzo di pietra scura rappresenti un profondo interrogativo esistenziale: ha viaggiato durante milioni di anni, cieca, attraverso uno spazio morto, e in questo momento “esiste” dinanzi alla coscienza ed alla perplessità di quell’essere di un sol giorno, che siamo noi esseri umani. Si possono scrivere (e difatti si sono scritti) centinaia di libri filosofici e psicologici su questo tema, però credo che quel momento espresso dalla perplessità fugace di un essere insignificante possiede una forza ed una rivelazione che non possiamo spiegare in modo razionale né capire completamente. Il personaggio non trova le parole e, perciò, la coscienza, come l’esistenza di quella pietra, si dissolve nell’inconscio o nel nulla.

Se la coscienza del mondo si attorciglia (anche) attorno ad un tessuto narrativo, narrare è forse qualcosa di simile ad un istinto, una pragmatica dell’esistenza; però anche un balsamo, un antidoto all’agorafobia del mondo. Viene a proposito l’asteroide del tuo nuovo romanzo: rappresentazione di un’intrusione, di una provocazione, di una breccia nell’ordine narrativo vigente fino alla caduta dell’asteroide stesso; breccia destabilizzante, insostenibile e richiama chiaramente una sfida, al punto che la comprensione dell’asteroide nella consciousness zonesembrerebbe implicare, ipso facto, un processo orientato asintoticamente ad una ricostruzione possibile del tessuto narrativo che avvolge la coscienza. Ci sono però letterature che sembrano remare nella direzione diametralmente opposta, poetiche animate non da una tensione inclusiva (e in un certo senso ri-ordinatrice), bensì da un’espansione mistica (penso ad Alain Fournier o anche a Eugenio Montale). Tornando alla metafora, una cosa è “invitare” (narrativamente parlando) l’asteroide a far parte della comunità degli oggetti riconosciuti, altra cosa è afferrarsi all’irriconoscibile per riaffermarlo come tale e, attraverso di lui, cercare di “vedere”. Mi sembra che nel primo caso – riprendo qui qualcosa che dicevi più sopra – la parola disegni l’orizzonte amplissimo del romanzo, mentre nel secondo la parola continui ad essere un limite, però nel senso di un’insufficienza; mi pare, detto altrimenti, che nel primo caso l’esperienza narrativa sia immediatamente psico-terapeutica, mentre nel secondo sia religiosa. Se così fosse, che possibilità ci sono dinanzi all’asteroide? Che possibilità ha la letteratura di non dover scegliere fra tacere, à la Wittgenstein, o addentrarsi in nuove teologie negative? Tertium non datur?

Il “tertium non datur” si può applicare solo alla logica, o agli asteroidi. Non alla letteratura, non alla vita. D’altro canto, narrare potrebbe essere un impulso, una necessità, una facoltà prodotta dall’evoluzione come lo è il linguaggio stesso, però non necessariamente un istinto.

Como abbiamo detto prima, la differenza fra saggio e fiction risiede nel fatto che quest’ultima esplora fondamentalmente l’emotivo, l’emozione, e, per tanto, quelle zone dell’umano che hanno profonde radici nell’inconscio. Tuttavia (e qui troviamo un apparente paradosso) questa spiegazione si fa con uno strumento che trascina i fenomeni inconsci verso la coscienza. La differenza? La narrativa accademica, analitica o saggistica, utilizza mezzi razionali e il suo oggetto è comprendere un problema razionalmente. La fiction utilizza mezzi sensibili ed il suo oggetto è appropriarsi del fenomeno in maniera sensibile. Quando raccontiamo un sogno, traduciamo un fenomeno sperimentato in forma puramente emotiva, assurda ed irrazionale in un ordine narrativo, collocandolo in differenti livelli: a) ad un livello ancora sensibile (la narrativa, il racconto), o b) ad un livello razionale (psicanalisi, per esempio). Certo che la narrativa di fantasia, come la pittura, come la matematica, come il sesso, possano essere effettivamente psicoterapeutici, catartici nel senso dell’antica tragedia greca e della più recente pratica psicanalitica. Però la letteratura è tale per via di “qualcosa in più” che è molto difficile spiegare razionalmente. È questo “qualcosa in più” che segna la differenza fra un uomo vivo e il suo cadavere. Questo “qualcosa in più” è molteplice e include anche la sua volontà di negazione, come l’idea impossibile di svuotare di significato le parole attraverso la loro ripetizione, come in un rosario che viene ripetuto a memoria mille volte, o il mero piacere della composizione di parole, ecc. La volontà e la necessità di creazione (che è sempre la forma più radicale di libertà) è un altro componente della letteratura, come lo è di qualsiasi arte, di qualsiasi filosofia, di qualsiasi scienza e di qualsiasi altra attività elevata dell’intelletto e dello spirito umano.

La riflessione, la perplessità di una persona o di un personaggio dinanzi ad un frammento di asteroide (che esiste, che è esistito durante milioni di anni, però non ha coscienza, non ha senso, come non avrà senso l’Universo quando avremo smesso di esistere, di sentirlo e di pensarlo) può solo rivelare i limiti della comprensione e della percezione umana: siamo come molluschi rinchiusi nei loro gusci in fondo al mare. Molluschi, ma con perle.

Un’ultima considerazione a proposito dei “giorni segnati”, in quanto occasione per evocare il tema – implicito nel tuo discorso – del potere della letteratura sulla psiche…

Prima di terminare con la domanda, permettimi di fare una precisazione su questo punto. Da almeno vent’anni a questa parte, nel contesto tanto dell’analisi accademica quanto del romanzo, stiamo riflettendo e lavorando sull’idea che la letteratura non è solo una forma di esplorazione della natura umana più profonda, bensì che la realtà sociale ed individuale è organizzata dalla forza di fictionfondatrici. Ciò che in altri momenti storici si chiamava “mito”, ossia quella rappresentazione fittizia che non sembra tale a chi vi è immerso, quando uno ne è personaggio. Per questo i miti si considerano sempre degli altri. Io direi che il primo aspetto, quello dell’esplorazione, è il più nobile dell’arte, mentre il secondo viene abitualmente usato dalla politica e, in forma cosciente ed incosciente, è uno strumento di manipolazione di certi gruppi a beneficio di altri. Recentemente, il best seller e storico Yuval Noah Harari ha girato il mondo ripetendo che la differenza fra gli uomini ed il resto degli animali, ciò che ci rende potenti, è la nostra capacità di creare e condividere rappresentazioni fittizie (religioni, ideologie) capaci di organizzare grandi società più in là della tribù. Nulla di nuovo, in realtà. Lo sapevamo già da molto tempo, grazie a vari studi accademici realizzati negli ultimi dieci anni, e molte volte abbiamo posto l’accento sul fatto che il vantaggio dei nostri principali antenati, i Cro-Magnon, sui nostri cugini, i Neanderthal, fu che i primi erano in grado di credere in storie, dei e rappresentazioni fittizie, mentre i secondi, i perdenti, gli sterminati, erano troppo realisti. L’idea della “realtà della finzione” è presente anche nel libro Critica della passione pura (1998) e in articoli come “L’intelligenza collettiva” (2007), “Il realismo magico della macroeconomia” (2010), è centrale nel libro di analisi semantica La narrazione dell’invisibile (2005) o in Cyborgs(2010, per esempio “I limiti della fede”). Ora, non come saggisti bensì come romanzieri, ci interessa quasi esclusivamente il primo elemento: l’esplorazione e la rivelazione di ciò che, paradossalmente, chiamiamo “creazione”. Dico “paradossalmente” perché la vera creazione è la fiction che non si chiama fiction: la narrazione politica, ideologica e mitologica della realtà, la fiction che crea realtà. Probabilmente non la chiamiamo “creazione” o “invenzione” perché è quasi sempre un’opera collettiva, un delirio collettivo, e raramente l’opera di un solo individuo.

Tornando ai “giorni segnati”, il fatto che gli avvenimenti rivelino solo di rado, immediatamente, la loro reale influenza sulla rotta di una biografia, fissa – mi pare – attorno alla stessa un orizzonte occulto che, a seconda del carattere della persona che lo abita, risveglierà un’angoscia paralizzante o, al contrario, un’apertura liberatrice verso il futuro.

I “giorni segnati”, tema di fondo di El mar estaba sereno, possono definire una vita senza che i suoi protagonisti, fittizi o reali, siano coscienti delle loro decisioni o delle loro esperienze nel momento cruciale. Personalmente, penso che tutti siamo soggetti a momenti decisivi. Basterebbe considerare un caso molto comune e poco drammatico, come l’incontro fortuito fra due giovani che poi si sposeranno, avranno dei figli e costruiranno o distruggeranno una vita, una storia. I decenni a venire dipendono da un breve istante, da una semplice decisione. L’idea arbitraria di destino è un’altra rappresentazione fittizia che pretende di dare un senso unitario e una tranquillità metafisica all’esistenza (l’idea di una fatalità e inevitabilità come consolazione psicologica e intellettuale) ad una realtà che ci offre mille alternative in ogni minuto. Tutto qui. Ora, per me la riflessione o l’empatia letteraria possono proporzionare tutta la gamma di emozioni possibili, dalla depressione all’euforia, ma persino l’opera più oscura, quella che sembra deprimente, come Il pozzo di Onetti oLa nausea di Sartre, in quanto arte, non hanno un effetto depressivo bensì liberatorio. Conoscerci è liberarci.

A questo punto mi viene da chiederti se pensi che un lettore del tuo romanzo possa trovare in esso uno contesto in cui modulare costruttivamente gli eccessi di queste inclinazioni, farle diventare meno irriflessive, meno automatiche. Detto altrimenti e più in generale: credi che un romanzo possa aiutare ad affrontare ed a ricontestualizzare, per esempio, la paura di sbagliare che anticipa e accompagna ogni decisione destinata a segnare un cambiamento importante nella vita? (Questo, naturalmente, senza voler suggerire in modo alcuno una lettura strumentale della letteratura.)

No, non credo. Ma non credo neppure nella neutralità esistenziale della letteratura e dell’arte in generale (questo è precisamente ciò che ha imposto il mercato), bensì tutto il contrario. Nel Medioevo e mille anni prima, nell’antichità, le storie erano moralizzanti. I racconti del Conte Lucanor (quest’ibrido fra l’europeo e l’arabo, fra il cristiano, il musulmano e l’ebreo) terminavano con una morale. In inglese non c’è neppure un termine specifico per “morale”. Dicono “morale della storia”. Oggi, questa risorsa sarebbe demolita in quanto pacchiana. Le mille e una notte (quella meraviglia dell’immaginazione araba, con alcune lacune che produce la distanza temporale) la morale non era così esplicita, e tuttavia veicolava un messaggio morale. Secoli prima, la tragedia greca assolveva un certa funzione pedagogica rispetto al destino, la fortezza psicologica e certe esperienze morali. Quando non era catartica, cioè terapeutica. L’arte moderna, dal Rinascimento in avanti, separò l’etica dall’estetica fino a concentrarsi solo sull’estetica (“l’arte per l’arte”). Credo che la fiction, soprattutto il romanzo, essendo un genere ibrido, totalizzatore, integri o possa integrare tutto ciò che è rilevante rispetto all’esperienza umana, usando però le risorse interiori del lettore (emozioni, idee), non per educare, bensì per esplorare e liberare. Non credo nel romanzo o nel libro di racconti in quanto strumento diretto di aiuto, come del resto ti premuri di avvertire in coda alla tua domanda. Forse perché non credo neppure per un centimetro nella letteratura d’auto-aiuto, che gli unici che ha aiutato finora sono stati gli autori e le case editrici. Per lo meno non più di quanto creda nella confessione con il parroco o con lo psicanalista. Credo, questo sì, nella letteratura come potente mezzo di rivelazione e guarigione; fra le altre cose, chiaro, visto che la sua missione non è né curare né moralizzare.

Come ha funzionato tutto ciò su te stesso, come uomo e come scrittore?

Io mi sono salvato grazie alla letteratura (questo l’ha detto Ernesto Sábato e devo ripeterlo per far riferimento al mio caso personale), non però per la scrittura catartica bensì per la lettura appassionata. Quando ero un giovane disperso nel mondo, nel mio solitario dormitorio di studente, torturato dalle mie paure sociali, dalla mia ripugnante insignificanza, i libri mi hanno insegnato che il mondo è una rappresentazione fittizia, sociale e collettiva, prodotto di una distorsione (creazione) individuale: non mi riferisco alla pietra contro la quale inciampiamo, alla mancanza di cibo durante cinque giorni, ma a quasi tutto il resto: tutta questa storia del prestigio degli altri, dell’importanza di certe cose, di certe posizioni sociali, del futuro, del dovere, della vergogna di essere un personaggio ridicolo, dell’onore che vendono le cerimonie ufficiali… Tutte queste finzioni sociali, questi sogni collettivi. La letteratura aiuta a maturare, a vedere il mondo da molteplici punti di vista e a togliere importanza alle cose che non ne hanno se non grazie alla propria finzione. Ci sono ben poche cose realmente importanti in questo mondo e probabilmente nessuna lo è davvero. In altri termini, la letteratura innalza, e quando uno si trova al fondo di un pozzo psicologico o esistenziale, la unica forma di venirne fuori è innalzarsi.

Premio Letterario Internazionale Indipendente © 2013 – 2019

Associazione Culturale “Orizzonte Atlantico”, ITALIA

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Creo en la literatura como poderoso revelador y sanador aunque su misión no sea ni curar ni moralizar

Alberto Asero dialoga con el escritor uruguayo Jorge Majfud sobre El mar estaba sereno, novela finalista de la sexta edición (2018) del Premio Literario Internacional Independiente

Todos tenemos algún día marcado y, por eso, más allá del futuro nos espera siempre el pasado.

El mar estaba sereno, Izana Editores, Madrid 2016.

 

En El mar estaba sereno abordas un tema que, a pesar de su enorme relevancia existencial, muy rara vez despierta la reflexión de las personas: los acontecimientos que fijan el rumbo de una biografía suelen pasar desapercibidos en el momento, mostrando su verdadero alcance a veces muchos años después, retrospectivamente. ¿Por qué afrontar este tema en una novela y no, por ejemplo, en un ensayo?

Ese, como tantos otros problemas, sólo se pueden abordar en profundidad en una novela, es decir, en esa forma de ficción donde el escritor explora sus intuiciones más persistentes y trata de aclararlas, no desde un punto de vista racional sino emotivo. Uno puede hablar siglos sobre el amor, el miedo, la angustia, la esperanza, pero si no se enfrenta a esas emociones en una obra de arte no puede completar eso que podríamos definir como aprehensión y comprensión. Ni siquiera la experiencia personal, directa de esas emociones, de esos sentimientos es suficiente para aproximarnos a la naturaleza del fenómeno, ya que cuando estamos envueltos por los eventos del presente (sobre todo cuando esos eventos y ese presente son intensos, dramáticos) no podemos tener ni la claridad, ni la serenidad, ni la distancia para reflexionar y re-sentir sobre esa parte más profunda y más auténtica de la naturaleza humana. Dicho esto, claro que podemos hacer una síntesis más o menos racional de lo que pensamos del mismo fenómeno, como forma de introducción limitada y precaria del fenómeno.

¿Esta necesidad de remitirnos al arte para enfrentar sentimientos y emociones vale también cuando se trata de recuperar, por así decirlo, el hilo de la propia vida – los “días marcados”?

En El mar estaba sereno, los “días marcados” son aquellos días, aquellos momentos en la vida de cualquier individuo que en su momento pasaron inadvertidos pero que significaron un cambio radical en la vida de una persona (en este caso de un personaje) o la definición de un destino. En muchos casos, esos días marcados no sólo pasaron inadvertidos para cada individuo que los vivió (una decisión, una negligencia), sino que permanecieron ocultos a la conciencia y a la memoria, sobre todo cuando ocurren a una edad muy temprana, pero que permanecen en cada uno como una inquietud, como la persistencia de un temor, de una obsesión, de una fijación emocional. En El mar estaba sereno (el título refiere a la contradicción entre la aparente serenidad del contexto y el drama que contiene), los personajes no sólo sienten esta presencia oscura, submarina, inquietante e incomprensible, sino que van al encuentro de ella de diferentes formas (“más allá del futuro está el pasado”).

Simultáneamente a esta búsqueda de la marca que produjo un acontecimiento en la historia individual, subyace también la idea, la intuición, la sospecha de que a pesar de que estamos condenados a la libertad, como diría Sartre, por otro lado reproducimos las experiencias de nuestros antepasados en diferentes escenarios. Porque los escenarios son inevitablemente diferentes (alguien emigra y sus hijos y nietos viven en otro país; la historia ha cambiado algunas cosas visibles, como la tecnología, etc.) pero en el fondo, en esas profundidades existenciales que más importan, solo estamos repitiendo la vida de nuestros progenitores, de nuestros antepasados, sin saberlo. Es decir, de la misma forma que un lector siente lo que siente el escritor cuando se logra el milagro de la comunicación y la empatía,nuestros sentimientos, nuestras ansiedades, nuestros miedos, amores, esperanzas no difieren mucho de los otros y es esto lo que nos hace un ser colectivo, como si fuese la única forma de traspasar los límites rígidos, las altas murallas del yo, ese que soy y que me impide ser otros. Eso es algo que el arte puede lograr, al menos por un momento, al menos por un tiempo tan breve como la eternidad. Otra vez, y por una razón diferente, lo del principio de la novela: “más allá del futuro está el pasado”.

Aprehensión y comprensión, decías. La novela – pero lo mismo valdría también para otras formas artísticas – parecería manifestar aquí una de sus vocaciones fundamentales: ser elaboración “situada”, por así decirlo, de la criticidad existencial. Una criticidad que vislumbra en la novela una oportunidad de representarse y reconocerse, pero también de reintentar caminos y preparar nuevas salidas, porque se rehúsa a ser aislada de la existencia que la experimenta – amor, miedo, angustia esperanza no pueden existir de otra manera, desde luego, que en relación a un ser biográfico. Hay quizás aquí una tensión, epistemológica y metodológica, entre literatura y psicología, que bien podríamos leer a partir de la distinción propuesta por Karl Jaspers entre explicación y comprensión en tanto ópticas alternativas sobre el acontecer existencial: la primera arraigada en la lógica de la casualidad, que reenvía al organismo, y la segunda orientada al sentido, que sólo se muestra “situado”, es decir en (y desde) una biografía.

En el caso de la novela, por su ambicioso poder de cobertura, sin límites de extensión, sin límites formales más allá del uso casi exclusivo de la palabra, es un género que puede contener a los demás géneros como la poesía, el drama y hasta el ensayo. Por otra parte, los personajes, si son personajes humanos, completos, son seres racionales e irracionales, seres que piensan y que sienten. Eduardo Galeano aplicaba una aproximación “sentipensante” a sus ensayos, a sus historias. La novela no es diferente, excepto que es ficción, es decir, es el desarrollo de uno o de varios sueños, individuales y colectivos, a través de un estado de seminconsciencia, un permanente navegar por una frontera entre lo racional y lo onírico. En fin, como la vida de cualquiera. Pero la novela, como otras formas de arte, tiene esa capacidad de exponer un drama, emociones superficiales o profundas, al tiempo que mantiene cierta distancia para que el escritor y, sobre todo, el lector, puedan soñar despiertos, puedan enfrentarse a una situación existencial con una capacidad especial para sentirla, rememorar y reflexionar sobre esa situación. En un mundo embrutecido por el consumismo y la simplificación del mercado, el arte, al menos el arte que no se produce meramente para vender, tiene esta misión de rehumanización.

Con respecto a lo que dices sobre la tensión entre literatura y psicología, creo que ambos, literatura y psicología, comparten muchos aspectos, de la misma forma que cuando hablamos de literatura y política, literatura y sexo, etc. De hecho, la psicología es, como la religión, literatura con sus propias condicionantes. Igual la literatura: es imposible (o el experimento no valdría la pena) crear un personaje sin una determinada psicología, sin una identidad. En algunas novelas, como Crimen y Castigo de Dostoievski o alguno de Charles Bukowski, este factor puede ser central y en otros menos importante, como en alguna novela de misterio fabricada para la venta (donde el puzle causa-efecto es más importante que la motivación del asesino), o puede ser una elaboración subliminal, como es el caso de los cuentos de hadas o de las leyendas. Por otro lado, como lo dijimos el año pasado en una presentación de video para tu Congreso, creo que de la narración surgió la conciencia del mundo. El poder de ordenar los eventos de una forma causal o mágica, lógica o absurda, significa la captura de aquello que está más allá de nuestros ojos, lo que no se puede tocar, pero define la existencia, el mayor misterio de todos: la conciencia. En mi última novela, aun inédita, el personaje principal va a hacer el check out en el hotel y ve una piedra sobre la mesa de la recepción. La recepcionista le dice que es un pedazo de asteroide. El personaje no encuentra forma de explicarse por qué ese pedazo de piedra oscura representa un profundo interrogante existencial: ha viajado por millones de años, ciega, por un espacio muerto, y en ese momento “existe” ante la conciencia y la perplejidad de ese ser de un día, que somos los humanos. Se pueden escribir (y de hecho se han escrito) cientos de libros filosóficos y psicológicos sobre este tema, pero creo que ese momento expresado por la perplejidad fugaz de ser insignificante posee una fuerza y una revelación que no podemos explicar de forma racional ni entender de forma completa. El personaje no encuentra las palabras y, por lo tanto, la conciencia, como la existencia de esa piedra, se diluye en el inconsciente o en la nada.

Si la conciencia del mundo se enrosca (también) alrededor de un tejido narrativo, narrar ha de ser algo como un instinto, una pragmática de la existencia; pero también un bálsamo, un antídoto contra la agorafobia del mundo. Viene al caso el asteroide de tu nuevo trabajo: representación de una intrusión, de una provocación, de una brecha en el orden narrativo vigente hasta la caída del mismo asteroide; brecha desestabilizadora, insostenible y por supuesto desafiante, al punto que la comprensión del asteroide en la consciousness zone parecería implicar, ipso facto, un proceso orientado asintóticamente hacia una reconstrucción posible del tejido narrativo que cobija la conciencia. Hay sin embargo literaturas que parecerían bogar en la dirección diametralmente opuesta, poéticas animadas no por una tensión incluyente (y, en cierto sentido, re-ordenadora), sino por una expansión mística(pienso en Alain Fournier o también en Eugenio Montale). Volviendo a la metáfora, una cosa es “invitar” (narrativamente) el asteroide en la comunidad de los objetos re-conocidos, otra es aferrarse a lo irreconocible para reafirmarlo como tal y, a través de él, intentar “ver”. Me parece que en el primer caso – y retomo aquí algo que decías más arriba – la palabra diseñe el horizonte amplísimo de la novela, mientras que en el segundo la palabra siga siendo límite, pero en el sentido de insuficiencia; me parece, dicho de otra forma, que en el primer caso la experiencia narrativa sea inmediatamente psico-terapéutica, mientras que en el segundo sea religiosa. Si así fuera, ante el asteroide, ¿qué posibilidades hay?, ¿qué posibilidades ha la literatura, de no tener que escoger entre callar, à la Wittgenstein, y adentrarse en nuevas teologías negativas? ¿Tertium non datur?

El “tertium non datur” sólo se puede aplicar a la lógica, a los asteroides. No a la literatura, no a la vida. Por otro lado, narrar podría ser un impulso, una necesidad, una facultad producto de la evolución como lo es el mismo lenguaje oral, pero no necesariamente un instinto.

Como dijimos antes, la diferencia entre el ensayo y la ficción radica en que esta última explora fundamentalmente lo emotivo, lo emocional y, por lo tanto, aquellas zonas humanas que tienen profundas raíces en lo inconsciente. Sin embargo (y aquí está la aparente paradoja) esa explicación se hace con un instrumento que arrastra los fenómenos inconscientes a la conciencia. ¿La diferencia? La narrativa académica, analítica o ensayística, utiliza medios racionales y su objetivo es comprender un problema racionalmente. La narrativa de ficción utiliza medios sensibles y su objetivo es aprehender el fenómeno de forma sensible. Cuando contamos un sueño estamos trayendo un fenómeno experimentado de forma puramente emocional, absurda, irracional al orden narrativo y lo colocamos en diferentes niveles: a) en un nivel aún sensible (la narrativa, el cuento) o b) en un nivel racional (psicoanálisis, por ejemplo). Claro que la narrativa de ficción, como la pintura, como las matemáticas, como el sexo, pueden ser psico-terapéuticos, catárticos en el sentido de la antigua tragedia griega y la más reciente práctica psicoanalítica. Pero como literatura, es literatura por un “algo más” que es muy difícil explicar racionalmente. Es ese “algo más” que diferencia a un hombre vivo de su cadáver. Ese “algo más” es múltiple e incluye, incluso, su voluntad de negación, como la idea imposible de vaciar de significado las palabras a través de la repetición, como en un rosario que se repite de memoria mil veces, o el mero placer de la composición de palabras, etc. La voluntad y la necesidad de creación (que es siempre la forma más radical de libertad) es otro de los componentes de la literatura, como los es de cualquier arte, de cualquier filosofía, de cualquier ciencia y de cualquier otra actividad elevada del intelecto y del espíritu humano.

La reflexión, la perplejidad de una persona o de un personaje ante un trozo de asteroide (que existe, que ha existido por millones de años, pero no tiene conciencia, no tiene sentido, como no tendrá sentido el Universo cuando dejemos de existir, cuando dejemos de sentirlo y de pensarlo) sólo puede revelar los límites de la comprensión y de la percepción humana: somos como moluscos encerrados en sus corazas en el fondo del mar. Moluscos, pero con perlas.

Una última consideración a propósito de los “días marcados”, como ocasión para evocar el tema – implícito en tu discurso – del poder de la literatura sobre la psique…

Antes que completes tu pregunta, déjame hacer una anotación sobre ese punto. Desde hace por lo menos veinte años venimos reflexionando y practicando, tanto en el análisis académico como en la novela, la idea de que la literatura no es sólo la exploración de la naturaleza humana más profunda sino que la realidad social e individual están organizadas por la fuerza de ficciones fundadoras. Lo que en otro momento de la historia se llamaban “mitos”, es decir, aquella ficción que no parece tal cuando uno está inmersa en ella, cuando uno es un personaje. Por eso los mitos siempre se consideran cosa de los otros. Yo diría que el primer aspecto, el de exploración, es el más noble del arte, mientras el segundo suele ser usado por la política y, de forma consciente e inconsciente, es un instrumento de manipulación de unos grupos en beneficio de otros. Recientemente el best seller e historiador Yuval Noah Harari ha recorrido el mundo repitiendo que la diferencia entre los humanos y el resto de los animales, aquello que nos hace poderosos, es nuestra capacidad de crear y compartir ficciones (religiones, ideologías) capaces de organizar grandes sociedades más allá de la tribu. Esto, en realidad no es algo nuevo. Ya sabíamos de mucho antes por varios estudios académicos de los últimos diez años, y varias veces pusimos el acento en el hecho de que la ventaja de nuestros principales antepasados, los cromañones sobre nuestros primos, los neandertales fue que los primeros tenían la capacidad de creer en historias, dioses y ficciones mientras los segundos, los perdedores, los exterminados eran demasiado realistas. Incluso la idea de la “realidad de la ficción” está en el libro Critica de la pasión pura (1998) y en artículos como “La inteligencia colectiva” (2007), “El realismo mágico de la macroeconomía” (2010), es central en el libro de análisis semántico La narración de lo invisible (2005) o en Cyborgs (2010 , e.g. “Los límites de la fe”). Ahora, no como ensayistas sino como novelistas, nos interesa casi exclusivamente el primer elemento: la exploración y la revelación de lo que es que, paradójicamente, llamamos “creación”. Digo “paradójicamente” porque la verdadera creación está en la ficción que no se llama ficción: en la narración política, ideológica y mitológica de la realidad, la ficción que crea realidad. Probablemente no la llamamos “creación” o “invención” porque casi siempre es una obra colectiva, un delirio colectivo y rara vez la obra de un solo individuo.

Volviendo a los “días marcados”, el hecho de que los acontecimientos muy rara vez revelen de inmediato su real influencia sobre el rumbo de una biografía, fija – me parece – alrededor de la misma un horizonte oculto que, dependiendo del carácter de la persona que lo habite, despertará una angustia paralizante o, al opuesto, una liberadora abertura hacia el futuro.

“Los días marcados” que aparece como tema en El mar estaba sereno pueden definir una vida sin que sus protagonistas, ficticios o reales, sean conscientes de sus decisiones o de sus experiencias en el momento crucial. Personalmente creo que todos estamos sujetos a momentos decisivos. Bastaría con considerar un caso muy común y poco dramático, como puede serlo el encuentro fortuito de dos jóvenes que luego se casan, tienen hijos y construyen o destruyen una vida, una historia. Las décadas restantes dependen de un breve instante, de una simple decisión. La arbitraria idea de destino es otra ficción que pretende darle cierto sentido unitario y tranquilidad metafísica a la existencia (la idea de fatalidad e inevitabilidad como consuelo psicológico e intelectual) a una realidad que nos ofrece miles de opciones a cada minuto. Así todo. Ahora, para mí la reflexión o la empatía literaria puede proveer toda la gama de emociones posibles, desde la depresión a la euforia, pero incluso la obra más oscura, aquella que parece depresiva como El Pozo de Onetti oLa Nausea de Sartre, en cuanto arte, no tiene un efecto depresivo sino liberador.Conocernos es liberarnos.

Ahora bien, ¿crees que un lector de tu novela pueda encontrar en ella un escenario que le permita modelar constructivamente los excesos de estas actitudes, volverlas menos irreflexivas, menos automáticas? ¿Crees que una novela pueda ayudar a enfrentar y recontextualizar, por ejemplo, el miedo al error que anticipa y acompaña toda decisión destinada a marcar un cambio importante en la vida? (Todo esto, naturalmente, sin de ninguna manera sugerir una lectura instrumental de la literatura.)

No, no creo. Pero tampoco creo en la neutralidad existencial de la literatura y del arte en general (eso es, precisamente lo que ha impuesto el mercado), sino todo lo contrario. En la Edad Media y mil años antes, en la antigüedad, las historias eran moralizadoras. Los cuentos del Conde Lucanor (esa hibridez entre lo europeo y lo árabe, entre lo cristiano, lo musulmán y lo judío) tenían una moraleja final. En inglés ni siquiera tienen un término específico para “moraleja”. La llaman “moral de la historia”. Hoy, ese recurso sería demolido por cursi. En Las mil y una noches (esa maravilla de la imaginación árabe, con algunas incorrecciones que produce la distancia del tiempo) las moralejas no eran tan explicitas, pero llevaban un mensaje moral también. Siglos antes, la tragedia griega cumplía cierta función pedagógica en cuanto al destino, la fortaleza psicología y ciertas experiencias morales. Cuando no era catártica, es decir, terapéutica. El arte moderno, incluso desde el Renacimiento, separó la ética de la estética hasta centrarse solo en la estética (“el arte por el arte”). Yo creo que la ficción, sobre todo la novela, al ser un género hibrido, totalizador, integra o puede integrar todo lo que es relevante en la experiencia humana pero usando los recursos interiores del lector (emociones, ideas), no para educar sino para explorar y liberar. No creo en una novela o en un libro de cuentos como instrumentos directos de ayuda, como bien lo adviertes luego de tu pregunta. Tal vez porque no creo ni un centímetro en la literatura de autoayuda que a los únicos que ha ayudado hasta ahora ha sido a sus autores y a las editoriales. Al menos no más que la confesión con el cura o el psicoanalista. Sí creo en la literatura como poderoso revelador y sanador; entre otras cosas, claro, porque su misión no es ni curar ni moralizar.

¿Cómo ha funcionado todo eso en tu caso personal, como hombre, como escritor?

Yo me salvé gracias a la literatura (esto lo dijo Ernesto Sábato, y debo repetirlo para referirme a mi caso personal), pero no por la escritura catártica sino por la lectura apasionada. Cuando era un joven perdido en el mundo, en mi solitario dormitorio de estudiante, torturado por mis miedos sociales, por mi repugnante insignificancia, los libros me enseñaron que el mundo es una ficción, sea social, colectiva o producto de una distorsión (creación) individual: no me refiero a esa piedra con la que tropezamos, a la falta de comida por cinco días, sino a casi todo lo demás: todo eso del prestigio de los otros, de la importancia de ciertas cosas, de ciertas posiciones sociales, del futuro, del deber, de la vergüenza de ser un personaje ridículo, del honor que venden las ceremonias oficiales… Todo esas ficciones sociales, esos sueños colectivos. La literatura ayuda a madurar, a ver el mundo desde múltiples puntos de vista y a restarle importancia a las cosas que no la tienen más que por su propia ficción. Hay muy pocas cosas realmente importantes en este mundo y probablemente ninguna lo es. En otras palabras, la literatura eleva, y cuando uno está en un pozo psicológico o existencial, la única forma de salir de él es elevándose.

 

https://www.orizzonteatlantico.it/premio-literario-2018-majfud

Los fiscales anticorrupción brasileños no tenían pruebas contra Lula . Conspiraron para impedir la vuelta del PT al poder

qué más pruebas hacen falta para que los grandes medios digan que Lula, el líder más pupular de Brasil según las encuestas antes de las ultimas elecciones, es un preso político? qué hace falta para reconcer que en un par de años en Brasil hubo dos golpes de Estado?

Descuento para mayoristas

Hay un conocido dicho que dice: “Si le debes 100 dólares al banco, ese es tu problema. Si le debes 100 millones, ese es el problema del banco”.

Ahora, reemplacemos “si le debes” por “si asesinas”, dólares por gente y banco por justicia, y tendremos la lógica de lo que ha pasado historicamente en el mundo.

jm

Necesitamos un muro: más estadounidenses emigran a México que mexicanos a EE.UU.

More people are moving from the US to Mexico than the other way around

  • Data indicates that more immigrants are moving from the United States to Mexico than are moving from Mexico to the US.
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A construction crew works on the US side of the US-Mexico border fence as seen from Tijuana, Mexico, in April.
 Getty Images/Guillermo Arias
  • Data indicates that more immigrants are moving from the United States to Mexico than are moving from Mexico to the US.
  • From 2009 to 2014, 1 million Mexicans, including their American-born children, left the US for Mexico, according to the 2014 Mexican National Survey of Demographic Dynamics, cited by the Pew Research Center.
  • The trend is an increasingly significant phenomenon that has started to affect Mexico’s economy and culture.
  • Visit Business Insider’s homepage for more stories.

In a twist to the decades-long trend of Mexican immigrants journeying to the United States, data indicates that in recent years, more people have done the opposite, moving from the US to its southern neighbor in droves.

From 2009 to 2014, 1 million Mexicans, including their American-born children, left the US for Mexico, according to the 2014 Mexican National Survey of Demographic Dynamics, cited by the Pew Research Center.

US census data also shows that in that same period, 870,000 Mexicans migrated to the United States, Pew said.

In May, Mexico’s statistics institute estimated that there were at least 799,000 US-born people living in Mexico — that’s four times as many as in 1990 and probably an underestimate, according to The Washington Post.

Why Mexicans are returning home and why Americans are going with them

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A man walking on the Mexican side of the US-Mexico border.
 Getty Images/Mario Tama

There are a couple of reasons that more people are returning to Mexico than are migrating to the United States, but the main one is the US economy’s slow recovery from the 2008 financial crisis, according to Pew.

Read more: The Trump administration’s tough border policies could be worsening a thriving black market of smugglers that’s only growing more sophisticated, experts say

Beyond that, Mexicans have an increasingly optimistic view of their lives south of the US-Mexico border.

A 2015 Pew survey found that 48% of Mexican adults said they believe life is better in the US, and 33% said they believe it is neither better nor worse than life in Mexico — 10 percentage points higher than in a 2007 survey.

The migration trend has affected life in Mexico, with American immigrants helping to boost local Mexican economies and transform neighborhoods and schools, The Post reported.

“It’s beginning to become a very important cultural phenomenon,” the Mexican foreign minister, Marcelo Ebrard, told The Post. “Like the Mexican community in the United States.”

Most Americans living in Mexico are unauthorized immigrants

mexico city
Mexico City.
 Anton_Ivanov/Shutterstock

2015 study from Mexico’s National Institute of Statistics and Geography found that the vast majority of Americans living in Mexico were unauthorized immigrants or had errors with their paperwork.

But unlike the Trump administration, which has vowed to crack down on illegal immigration and deport those who don’t have valid visas or green cards, the Mexican government has largely shrugged off the issue.

“We have never pressured them to have their documents in order,” Ebrard told The Post.

El asalto perfecto y la nueva crisis por venir

Permítanme comenzar por una obviedad (no reconocida por la mayoría): el masivo recorte de impuestos aprobados por el Congreso de Estados Unidos en 2017 benefició principalmente a la elite económica y financiera. Según todas las estadísticas, esta elite viene beneficiándose de forma aún más acelerada desde hace medio siglo, fundamentalmente desde que las políticas neoliberales comenzaron a ser impuestas por los gobiernos de los países ricos y pobres. Como es sabido, la teoría, el dogma y el sentimiento inoculado radica en que son los superricos quienes crean trabajo y bienestar (ellos inventaron el cero, los algoritmos, la circulación de la sangre, la democracia y los derechos humanos), por lo cual cuanto mejor estén, puede que algo de toda esa riqueza gotee a los de abajo, a los trabajadores. En la Biblia una cananea convence a Jesús de ayudar a un no judío diciendo que “también los perros comen de las migajas que caen de la mesa de sus amos”, por lo cual los neoliberales debieron retocar la metáfora inventando eso de las copas (con champagne) y le dieron el elegante nombre de Trickle-down theory. Los superricos nunca reconocerán que su principal interés es su único interés, por lo cual deben ficcionar con distracciones y atraer a los votantes con anzuelos y zanahorias (aquí la religión juega un papel inestimable) o amenazarlos amablemente como hacen en Halloween esos niños tan simpáticos e inocentes ofreciendo a sus vecinos trick or treat (trato o truco).

En el caso específico de los masivos recortes de 2017, los de abajo recibieron un dulce para niños: se ahorraron aproximadamente un 2% en los impuestos anuales. Los impuestos no son buenos ni son malos. Todo depende de cómo un gobierno los invierte. Si bien es cierto que en algunas actividades los privados “lo hacen mejor y más barato”, también es cierto que toda empresa privada no solo cobra por su trabajo sino que además son “for profit”, es decir, que el consumidor no solo paga por el producto o el servicio sino también paga por el beneficio de la compañía, que suele explicar los desorbitantes costos de la salud en Estados Unidos. Alguien que no puede pagar un seguro médico, debe pagar mil dólares por mes en cualquier medicina con receta médica.

Muchos jornaleros y pequeños empresarios festejaron este dulce impositivo como un logro del presidente Trump. Por supuesto que el mayor beneficio fue para la elite de multimillonarios como él, al tiempo que se amplió el déficit y la deuda (1.500 billones extra) que irán a pagar los hijos y nietos de esos trabajadores. Si la pagan, porque siempre queda la vieja opción de imprimir más dólares aquí, respaldados en la fe, y succionar valor de los ahorros de los fieles allá, en la Argentina y en la Cochinchina.

A eso hay que agregarle la euforia siempre renovada y desmemoriada de los votantes: la economía creció 3.2 % el último trimestre, el desempleo está en 3.6 %, su mínimo de los últimos cincuenta años. Por supuesto que durante el periodo anterior de Obama la economía nunca dejó de crecer y el desempleo nunca dejó de bajar. Obama recibió una crisis masiva mientras Trump recibió una economía estable, según el estándar clásico.

Ahora, este estado de euforia económica procede de no mirar toda la foto sino un solo detalle. Por todas partes escuchamos todo tipo de gente hablar de que, diferente al período anterior, “los fundamentos de la economía son sólidos”. Exactamente lo mismo que decía George Bush un año antes de la Gran recesión de 2008.

Aunque se puede decir que hoy hay más trabajo y la economía continua creciendo, es un pecado de miopía. Si miramos más allá, tanto hacia el pasado como hacia el futuro, veremos signos preocupantes. Cada vez que ha habido crisis económicas se han revertido todas las ganancias de los trabajadores al tiempo que se han multiplicado los beneficios de los superricos. En tiempos de crisis se les pedirá a la clase media más sacrificios (menos servicios o más impuestos) y más paciencia (más años para recuperar lo perdido de la “bonanza”), mientras los dueños del dinero y de la política incrementarán sus fortunas comprando acciones y propiedades al precio miserable de la necesidad ajena.

Esa es una lógica que ha ocurrido siempre y que volverá a ocurrir. No por mera casualidad, desde los años 80s la clase trabajadora en Estados Unidos apenas ha hecho algún progreso salarial, alrededor de un 5%, mientras el 5% de la población (que ya acumula el 65% de todas las riquezas de este país) ha multiplicado varias veces sus fortunas. (La criminalización de los trabajadores en este país construido por una fuerte tradición de trabajadores y de organizaciones laborales, comenzó a principios del siglo XX, pero ese es tema de otro capítulo.)

En el caso de Estados Unidos, la posibilidad de imprimir dólares (por ahora) sin generar inflación desorbitante y el hecho de poseer cientos de bases militares alrededor del mundo para presionar países e imponer sus intereses es claramente diferente al de cualquier otro país dependiente o marginal. Sin embargo, en todos los casos el modelo neoliberal ha funcionado de la siguiente forma (en su dimensión doméstica; ya analizamos su dinámica internacional en otro capítulo):

1) El nuevo presidente recorta los impuestos (sobre todo a quienes pueden pagarlo) para impulsar la economía, como prometió antes de ganar las elecciones. Nadie ama los impuestos, ni siquiera aquellos que reciben grandes beneficios del Estado.

2) Los más beneficiados por estos recortes son los más ricos, quienes se supone que cran trabajo y benefician al resto, no al revés.

3) Como hay menos recaudación, los servicios públicos no funcionan como se espera, por lo cual se debe privatizar la mayor cantidad posible de servicios ofrecidos por el Estado.

4) En sus números globales, la economía crece y se generan empleos por un breve tiempo, lo que produce euforia en los de abajo.

5) Cuando los efectos narcóticos del recorte de impuestos y el efectivo derivado de la venta de activos pasa, la economía vuelve a su estado anterior. Pero esta vez el Estado posee menos recursos (el rey está desnudo) para enfrentar una crisis económica y social.

6) La crisis ya está instalada. La clase media vuelve a ceder terreno, se endeuda o malvende lo que tiene.

7) Los dueños del gran capital se capitalizan más comprando a precio de liquidación. El pueblo se queja y se prepara para sepultar su memoria bajo toneladas de nuevas esperanzas.

Como se puede ver, al principio del proceso los más ricos se benefician de recortes de impuestos y de la compra de empresas estatales y, al final, se vuelven a beneficiar comprando por nada lo que quedaba en mano de los pequeños privados.

Este modelo se reprodujo múltiples veces. Podríamos mencionar los últimos y más conocidos, todos dibujando una curva de campana que se repetirá después de un tiempo, cuando el olvido popular complete el trabajo, como en la Argentina de Saúl Menem en los 90s, los Estados Unidos de George Bush en los 2000s, la Argentina de Mauricio Macri en los 10s y, muy probablemente, los Estados Unidos de Trump en los 20s.

 

 

JM, mayo 2019

La vraie fraude financière

La logique circulaire de l’impérialisme judiciaire

par Jorge Majfud *

Le premier décembre 2018 Meng Wanzhou, dirigeante de l’entreprise chinoise de télécommunications Huawei et fille de son fondateur, a été arrêtée au Canada tandis qu’elle était en transit vers le Mexique par des agents étasuniens sous l’accusation d’avoir fait des affaires avec l’Iran (et ensuite pour fraude financière) ce pour quoi elle pourrait encourir une peine de prison de plus de dix ans sans avoir violé aucune loi ni Canadienne ni des Etats-Unis d’Amerique.

Avant que les États-Unis se retirent de façon unilatérale de l’accord signé avec l’Iran, faire des affaires avec ce pays n’était pas illégal. Bien entendu quand nous parlons d’une légalité nous nous référons aux lois d’un seul pays, non aux lois internationales, qui ont été systématiquement violées par le même pays. Les États-Unis dictent non seulement les lois mais ils peuvent de façon abrupte les changer selon leur intérêt et selon l’état d’humeur du nouveau président, ce qui transforme la salutaire « alternance du pouvoir » en joker de jeu de cartes. L’accord qu’un président signe de sa main le suivant le gomme avec le coude.

Mais rien de cela n’est capricieux mais fait partie d’une logique d’intérêts financiers et économiques, organisés par la propagande et la guerre idéologique. Le Venezuela et Cuba sont bloqués d’une forme on ne peut plus brutale au nom de la démocratie et des droits de l’homme pour démontrer que le « socialisme ne fonctionne pas » (et au passage sans parler des cas où oui il a fonctionné) tandis qu’ils protègent les dictatures absolutistes comme l’Arabie Saoudite pour la simple raison qu’elle pourvoit l’Occident en pétrole et est l’un des principaux acheteurs d’ armes de la puissante industrie militaire. À d’autres dictatures puissantes, comme la Chine , ils ne leur demande jamais des comptes sur les Droits de l’homme mais en revanche pour quelque tarif (les champions de la démocratie ne critiquent jamais ni poursuivent les dictatures qui protègent les grands capitaux, qu’elles soient de gauche ou de droite).

Ce comportement extraterritorial (qui est colonialiste et illégitime en soi parce que jamais réciproque) est justifié par la « lutte contre la corruption ». Dans de nombreux cas ponctuels et connus il est en ainsi, comme quand des juges des Etats-Unis ont condamné à des amendes plusieurs banques européennes pour faciliter le blanchiment d’argent, par exemple, du trafic de stupéfiants. Laissons de côté la participation des États-Unis dans le trafic de drogues et d’armes, mais voyons que cette extraterritorialité est non seulement illégitime mais de plus tient par la simple force de la corruption légalisée du pouvoir financier. Comment ? Les exécutifs de banques et des grandes multinationales non étasuniennes craignent ce type de sanctions multimillionnaires. Nombre d’entreprises ont fait faillite ou ont du être liquidées ou vendues. Non par le simple hasard le pôle Énergie d’Alstom de la France a été vendu au groupe affaibli Général Electric après avoir été accusé par des juges étasuniens de payer des pots de vin en Indonésie, Égypte, Taiwan et d’autres pays, malgré le décret émis le gouvernement français un an auparavant. Plus récemment, avec l’allemande Siemens l’Union Européenne a mis son veto à l’association avec Alstom. Une récente investigation de The Economist a signalé que : les juges étasuniens réduisent les peines des « entreprises corrompues » quand elles promettent de se vendre à une autre entreprise des Etats-Unis.

Comme cela a été expliqué, il suffit que deux personnes partout dans le monde s’envoient un courriel par Gmail (ou par presque tous autres médias électroniques) pour qu’un juge aux États-Unis considère que le cas traité se trouve sous sa juridiction, puisque Google est un groupe basé en Californie.

Mais l’extraterritorialité d’un pays est non seulement illégitime mais fait partie de la corruption même qu’elle dit combattre. Rappelons que les juges, en dehors de leurs propres critères pour appliquer les lois (de là les luttes politiques ouvertes pour nommer les représentants de la Cour Suprême), doivent aussi appliquer les lois approuvées. Pour approuver une loi, il faut d’abord l’écrire. Qui écrit les lois ? Supposons, dans le meilleur des cas d’ingénuité démocratique, que le peuple des Etats-Unis d’Amérique les écrive. Cependant cela devraient être des lois applicables seulement au territoire US. Mais il faut être très ingénu pour croire que les lois des États-Unis sont écrites par le peuple. De plus, les parlementaires ne l’écrivent même pas. Les parlementaires les votent, souvent et malgré la propagande massive médiatique, contre l’opinion du peuple des Etats-Unis, comme différentes études l’ont déjà démontré, dont celle de Princeton University. Mais comme ceci n’est pas suffisant, les lois sont rédigées par les comités composés d’hommes politiques et de représentants de grandes compagnies privées, qui sont normalement leurs plus grands donateurs (d’où le fait qu’ils donnent de l’argent à deux candidats opposés qui se disputent un siège au sénat). Les grands investisseurs n’ont d’idéologie ou de principes moraux que ceux de leurs intérêts privés — au nom de l’intérêt général, bien sûr.

L’existence de ces cas de corruption légale, qui font de la corruption illégale un dérivé presque insignifiant, voire inutile pour poursuivre la concurrence, ont été toujours niés par ceux qui considèrent que critiquer un gouvernement ou un pays est une forme de trahison patriotique et non un service rendu à la vérité et à la justice. Diaboliser les critiques fait partie de la logique tandis que les requins continuent leur chemin heureux. Récemment, USA Today a démontré, dans une grande enquête détaillée, qu’au cours des dernières années tous les congrès de l’union [US] ont passé des milliers de lois (au moins 2100) et toutes ont été de grossiers « copié-collé » dictés par les représentants des grandes compagnies privées. Les parlementaires des états et de la nation sont noyés dans cette logique et ce trafic (légal) d’influences, relevant presque tous des dits « intérêts spéciaux » et de lobbies financiers puissants (les syndicats pourraient être considérés comme les lobbies de ceux d’en bas, mais ce n’est pas un hasard qu’ils aient été affaiblis depuis les années 80 jusqu’à devenir quasi insignifiant). Tout ceci explique que 40 % de la population US n’est pas même propriétaire d’un pour cent de toute la richesse, mais défend fanatiquement l’idée que cinq pour cent possède plus de 60% de tout, parce qu’il l’a obtenu « par son propre mérite » et non par une corruption légale mondialisée et systématique. Bien que, bien sûr, convaincre un peuple qui est attaqué par son propre intérêt ne cesse d’être un mérite.

Ainsi, les heureux propriétaires du grand capital écrivent les lois aux États-Unis pour leur propre bien, lois qu’ensuite les juges appliqueront de façon extraterritoriale pour lutter contre la corruption, lois qu’ensuite le puissant Exécutif national imposera au niveau mondial sous la pression et le harcèlement (narratif, économique, et militaire).

Bien entendu ce n’est pas mon intérêt, même pas de loin, de défendre quelque entreprise, ni aucun multimillionnaire chinois, ni le gouvernement chinois, ni celui d’Iran ni personne d’autre mais, tout simplement, la vérité. Surtout cette vérité ne se laisse pas apercevoir derrière tant de drapeaux que les fanatiques médiévaux agitent au bénéfice de l’ inaccessible aristocratie financière.

Jorge Majfud, mai 2019.

Traduit de l’espagnol pour El Correo de la Diaspora par  : Estelle et Carlos Debiasi

El Correo de la Diaspora. Paris, le 26 mai 2019

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El verdadero fraude financiero

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La lógica circular del imperialismo judicial

 

El primero de diciembre de 2018 Meng Wanzhou, ejecutiva de la empresa china de telecomunicaciones Huawei e hija de su fundador, fue detenida en Canadá en tránsito hacia México por agentes estadounidenses bajo la acusación de haber hecho negocios con Irán (y luego por fraude financiero) por lo cual podría enfrentar una pena de cárcel por más de una década sin haber violado ninguna ley ni canadiense ni estadounidense.

Antes que Estados Unidos rompiera de forma unilateral el acuerdo firmado con Irán, hacer negocios con aquel país no era ilegal. Por supuesto que cuando hablamos de legalidad nos referimos a las leyes de un solo país, no a las leyes internacionales, que han sido sistemáticamente violadas por ese mismo país. Estados Unidos no solo dicta las leyes sino que las puede cambiar abruptamente según su conveniencia y según el estado de humor del nuevo presidente, lo que convierte la saludable “alternancia en el poder” en el comodín (joker) de un juego de naipes. El acuerdo que firma un presidente con la mano lo borra el próximo con el codo.

Pero nada de esto es caprichoso sino parte de una lógica de intereses financieros y económicos, organizados por la propaganda y la guerra ideológica. A Venezuela y a Cuba se los bloquea de las formas más brutales en nombre de la democracia y los derechos humanos para demostrar que el “socialismo no funciona” (y de paso no hablar de los casos donde sí ha funcionado) mientras a dictaduras absolutas como Arabia Saudita se las protege por la simple razón de proveer a Occidente con petróleo y ser uno de los principales consumidores de armamentos de la poderosa industria militar. A otras dictaduras poderosas como China nunca se les reclama por los Derechos Humanos sino por alguna que otra tarifa (los campeones de la democracia nunca critican ni acosan a las dictaduras que protegen los grandes capitales, sean de izquierda o de derecha).

Esta actuación extraterritorial (que es colonialista e ilegítima de por sí porque nunca es recíproca) es justificada por la “lucha contra la corrupción”. En muchos casos puntuales y publicitados es así, como cuando jueces estadounidenses han multado a diferentes bancos europeos por permitir el lavado de dinero de, por ejemplo, el narcotráfico. Dejemos de lado la participación de Estados Unidos en el tráfico de drogas y de armas, pero veamos que esta extraterritorialidad no solo es ilegítima sino que además se sostiene por la mera fuerza de la corrupción legalizada del poder financiero. ¿Cómo? Los ejecutivos de bancos y de grandes transnacionales no estadounidenses temen este tipo de sanciones multimillonarias. Muchas empresas han quebrado o han tenido que ser liquidadas o venidas. No por mera casualidad la división de Energía de Alstom de Francia fue venida a la alicaída General Electric luego de ser acusada por jueces estadounidenses de pagar coimas en Indonesia, Egipto, Taiwán y otros países, pese al decreto en contra que había emitido el gobierno francés un año antes. Más recientemente, la asociación de Alstom con la alemana Siemens fue vetada por la Unión Europea. Una reciente investigación de The Economist ha señalado un patrón curioso: los jueces estadounidenses reducen las penas de las “compañías corruptas” cuando prometen vendérselas a alguna otra compañía estadounidense.

Como alguien ha notado, basta que dos personas en cualquier parte del mundo se envíen un correo por Gmail (o por casi cualquier otro medio electrónico) para que un juez en Estados Unidos considere el caso tratado bajo su jurisdicción, ya que Google es una compañía con base en California.

Pero la extraterritorialidad de un país no solo es ilegítima sino parte de la corrupción misma que dice combatir. Recordemos que los jueces, aparte de su propios criterios para aplicar las leyes (por algo las abiertas luchas políticas para nominar a los representantes de la Suprema Corte), también deben aplicar las leyes aprobadas. Para aprobar una ley primero hay que escribirla. ¿Quiénes escriben las leyes? Supongamos, en el mejor caso de ingenuidad democrática, que la escribe el pueblo estadounidense. Aun así deberían ser leyes aplicables solo al territorio estadounidense. Pero es necesario ser muy ingenuo para creer que las leyes en Estados Unidos las escribe el pueblo. Es más, ni siquiera la escriben los legisladores. Los legisladores votan, muchas veces y a pesar de la masiva propaganda mediática, contra la opinión del pueblo estadounidense, como ya lo han demostrado diferentes estudios, entre ellos el de Princeton University. Pero como esto no es suficiente, las leyes las redactan comités integrados por políticos y por representantes de grandes compañías privadas, las que normalmente son sus mayores donantes (de ahí que donen dinero a dos candidatos opuestos que se disputan una banca en el senado). Los grandes inversores no tienen más ideología ni principios morales que las de sus intereses privados –en nombre del interés general, claro.

La existencia de estos casos de corrupción legal, que hacen de la corrupción ilegal un derivado casi irrelevante, cuando no útil para perseguir a la competencia, han sido siempre negados por aquellos que consideran que criticar un gobierno o un país es una forma de traición patriótica y no un servicio a la verdad y la justicia. El patriotismo es la distracción de quienes han perdio la patria que habitan. Demonizar a los críticos es parte de la lógica mientras los tiburones continúan su exitoso camino. Recientemente, el USA Today demostró, en una extensa y detallada investigación, que en los últimos años todos los congresos de la unión pasaron miles de leyes (por lo menos 2100) y todas fueron burdas “copia y pega” digitadas por los representantes de las grandes compañías privadas. Tanto los legisladores estatales como los nacionales están sumergidos en esta lógica y tráfico (legal) de influencias, casi todos procedentes de los llamados “intereses especiales” y de poderosos lobbies financieros (los sindicatos podrían ser considerados los lobbies de los de abajo, pero no por casualidad desde los 80s han sido debilitados hasta su casi irrelevancia). Todo lo cual explica que el 40 por ciento de la población estadounidense no sea dueña ni del uno por ciento de toda su riqueza, pero fanáticamente defiende la idea de que el cinco por ciento posea más del 60 por ciento de todo, porque lo ha logrado “por mérito propio” y no por una sistemática y globalizada corrupción legal. Aunque, claro, convencer a un pueblo que es asaltado por su propio interés no deja de ser un mérito.

Así, los exitosos dueños del gran capital escriben las leyes en Estados Unidos en su beneficio propio, las que luego irán a aplicar los jueces de forma extraterritorial para luchar contra la corrupción, las que luego el poderoso Ejecutivo nacional impondrá a nivel global bajo presión y acoso (narrativo, económico, y militar).

Por supuesto que no es mi interés, ni por lejos, defender ninguna empresa, ningún multimillonario chino, ni al gobierno chino, ni al de Irán ni a nadie sino, lisa y llanamente, la verdad. Sobre todo esa verdad que no se deja ver debajo de tantas banderas que flamean los fanáticos medievales en beneficio de la ya inalcanzable aristocracia financiera.

 

 JM, mayo 2019.

 

Ideología reversa

La cultura de las máscaras III

Ideología reversa

Cada vez que los líderes del tercer mundo se propusieron nacionalizar los recursos naturales de sus países, se los acusó de “vende patrias” y de pretender “introducir ideas foráneas”, como si existiese alguna idea que no tuviese algo de foráneo.

Las dos acusaciones han sido, por generaciones, dos clásicos de la cultura popular cuyos orígenes no son difíciles de rastrear siguiendo los rastros del interés económico internacional. Cuatro casos archiconocidos fueron cuatro presidentes electos democráticamente y depuestos por similares golpes militares precedidos por similares estrategias de desestabilización y seguidos de similares dictaduras: Jacobo Arbenz, cuando intentó nacionalizar una pequeña fracción de tierras en Guatemala en manos de la United Fruit Company; Mohammad Mossadegh, cuando intentó cumplir su promesa electoral de nacionalizar el petróleo en manos de British Petroleum en Irán; Patrice Lumumba, cuando intentó conservar los recursos minerales de Katanga en el Congo en manos de las empresas belgas; y Salvador Allende, cuando intentó nacionalizar el cobre y la banca en Chile en manos de empresas estadounidenses (alguno de estas terribles políticas, como la redistribución de tierras, ya habían comenzado con el presidente anterior, el conservador moderado y rival de Allende, Eduardo Frei Montalva).

Otros ejemplos abundan, pero casi todos hundidos en el generoso olvido de los pueblos. Todos fueron acusados, por las potencias coloniales de su momento, de querer entregar sus países al poder extranjero y de promover ideas extranjeras. Como solución a sus planes de nacionalización, primero la propaganda y luego las armas lograron devolver los recursos nacionales a manos de empresas privadas extranjeras con la obvia asistencia de gobiernos extranjeros que en todos los casos, y de forma documentada, actuaron como extensión de los negocios privados en nombre del interés general.

Esta operación de subasta de países se llevó a cabo o se consolidó con la imposición de “ideas extranjeras”, para nada espontaneas ni producto de ningún debate democrático, sino como parte de un plan deliberado por parte de las potencias extranjeras.

Por ejemplo, cuando en los años 50s se hizo evidente el sostenido crecimiento de la izquierda en Chile, se comenzó el envío de estudiantes de economía de la Pontificia Universidad Católica de Chile a/y desde la Universidad de Chicago. No a cualquier departamento sino a estudiar bajo el directo tutelaje de Milton Friedman y Arnold Harberger, los ideólogos de la reacción contra la corriente iniciada por el cuatro veces presidente de Estados Unidos, Franklin D. Roosevelt, por la cual la superpotencia volvió, por unas décadas, a políticas sociales (New Deal, Nuevo Acuerdo). En 1958 Jorge Alessandri le había ganado a Allende por una mínima diferencia de votos y en 1964 la CIA financió exitosamente la campaña electoral de Frei contra Allende. En 1970 el dinero no fue tan efectivo y Allende terminó ganándole a Jorge Alessandri, por lo cual la MIMO (Mafia Internacional de Millonarios Organizados) recurrió al mismo Plan B de todos los casos anteriores: golpe de Estado y dictadura militar para “salvar al país” de alguna amenaza de moda contra la libertad.

Gracias a esta dictadura y a otras en América Latina, los Chicago Boys, los economistas entrenados en la ideología de Friedman, tuvieron carta libre para actuar en Chile y en otros países. Este grupo, sus ideólogos y sus apologistas, centraron y centran hoy sus elogios en la idea de que son ellos quienes han promovido el “libre mercado” y las “libertades individuales”.

Ambos, libre mercado y libertades individuales son ideas muy nobles y positivas. Si no fuese por la hipocresía con la que se las ha aplicado sistemáticamente. No hubo y nunca habrá libre mercado bajo el tutelaje neocolonial y neo imperialista sino lo contrario. Mucho menos hubo libertades individuales, ya que estas políticas necesitaron múltiples dictaduras militares primero y más tarde dictaduras bancarias sobre países arruinados y endeudados por las dictaduras anteriores. El libre mercado y las libertades individuales significaron, bajo estas políticas, libertad de algunos mercados para imponer sus condiciones e intereses sobre otros, y libertad de algunos, de unos pocos individuos para decidir sobre otros individuos, sin excepciones una abrumadora mayoría. Este discurso, esta efectiva manipulación ideoléxica, es semejante al mito que celebra la independencia de Texas de México aduciendo que fue para gozar de “mayores libertades políticas” sin aclarar que se trataba de “mayores libertades de unos a esclavizar a otros”, ya que el gobierno mexicano había regalado tierra a los inmigrantes anglosajones sin haber legalizado la esclavitud, verdadera fuente del “milagro económico” del sur estadounidense.

Pinochet no solo no fue acosado económicamente por Nixon, como lo fuera Allende, sino que además recibió todos los beneficios posibles (morales, ideológicos, militares y económicos) de la superpotencia. Pese a todo, la pobreza y el desempleo no solo continuó creciendo en el llamado “Milagro económico chileno” (mito propagado y diseminado por la poderosa ultraconservadora Heritage Foundation, fundada por Paul Weyrich, Edwin Feulner y Joseph Coors) sino que además, en los 80s, el país se sumergió en una dolorosa crisis económica que ocurrió simultáneamente en otras dictaduras menos exitosas del continente.

Quienes entregaron al país y sus recursos naturales tan codiciados por las exitosas compañías occidentales a fuerza de una dictadura sangrienta, no se los llamó “vende patrias” sino “salvadores de la libertad”. Las ideas indoctrinadas como un dogma incuestionable (cuestionado en todas las universidades de Estados Unidos, menos en el departamento de Friedman) por una simple decisión estratégica de las agencias de Estados Unidos, no se las llamó “ideas extranjeras”.

Fue una operación perfecta, o casi perfecta. Otro típico caso de “ideología reversa”. La mafia neoliberal (a través de sus voceros más pobres, es decir fanáticos) se encargó siempre de acusar a cualquier grupo universitario o de activistas sociales o de intelectuales críticos de practicar las ideas del teórico marxista italiano Antonio Gramsci. Sin embargo, si bien la izquierda tradicional fue gramsciana por su análisis de la realidad y por su natural resistencia crítica al poder (que se expresa y consolida por el sentido común prefabricado), la derecha internacional fue siempre gramsciana en la aplicación del poder a través de las ideas colonizadas.

Se puede ocupar un país, se puede imponerle un gobierno títere por un tiempo limitado, pero si el objetivo es permanecer, la única forma posible es colonizar las ideas de un pueblo hasta inocularlas con un interés parasitario que con el tiempo terminarán adoptando como propias. Tan propias que cualquier cosa que suene diferente, como la recuperación soberana de sus recursos, será aplastada con calificativos como “ideas foráneas” –y sus propulsores “vende patrias”.

Pero a toda esta ingeniería de las ideas que define nuestro mundo hay que sumarle un aliado fundamental: ese miedo que es parte de la condición humana, ese miedo de un mendigo que es capaz de matar y morir por conservar las pocas pero sonantes monedas que le tiró un buen señor a la salida de la iglesia y que le costó todo el día ganar.

El 19 de mayo de 2019, en Morehouse College de Atlanta, el multimillonario invitado a dar el típico discurso moralizador de graduados, Robert F. Smith prometió pagar la deuda de los estudiantes por haber estudiado. La audiencia estalló en llanto. Un gesto noble, sin dudas. Con sus viejas trampas, por lo expuesto desde hace veinte años…

 

JM, mayo 2019

 

Miénteme suavemente

Una señora participante por videoconferencia (le había prometido a su esposo hacer esta valiente pregunta):

–¿Por qué usted está siempre criticando todo?

–Porque siempre nos están mintiendo.

–Uno no puede vivir así todo el tiempo. Va a terminar enfermo y nos va a enfermar a todos.

–Si usted quiere le miento. Seguro que me cree. No me curaría yo pero sin duda sería un alivio para usted.

–Usted viviría mejor.

–Sí, sin duda, es el camino más seguro.

El Ecce Homo uruguayo

Ahora Uruguay tiene su “Ecce Homo”. En nuestros tiempos donde se premia el esperpento, no es un mérito menor. En mi época de arquitecto, cualquier estudiante hubiese sido excomulgado de la universidad por semejante despropósito. Debe dar miedo sentarse siquiera, por lo funerario, por el abismo a las espaldas, y por lo descontextualizado. Del dinero gastado ni hablar, aunque, considerando la cultura pooph actual, puede ser una fuente de recursos turísticos. 
Por otro lado, cuando miro a otras partes, pienso que ojalá todos los países del mundo estuviesen ocupados con este tipo de debates y sus problemas fuesen tan terribles como estos.

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Somos nuestros abuelos

“Mis dos hijas son mellizas”, me dijo una señora de Colombia, “y son el día y la noche; una es tranquila y la otra un manojo de nervios; una no puede con las matemáticas y la otra es una luz; una es sociable por demás y la otra no tiene amigos”. Sin embargo, durante el embarazo la madre comió lo mismo y sufrió el mismo estrés para ambas, nacieron el mismo día (no perdamos el tiempo con especulaciones astrológicas), tuvieron los mismos padres y la misma educación.

En el siglo XIX se hicieron populares las tesis raciales sobre el carácter de los individuos y de los pueblos. Estas teorías surgieron en Europa, no por casualidad. Siglos antes, las explicaciones dominantes sobre la creación de la Humanidad y su diversidad procedían de las teorías religiosas (también llamadas Fe o Evidencia de los textos sagrados) según las cuales María, Jesús y los angelitos eran todos rubios y los africanos habían sido teñidos de negro por el pecado de ser negros. El pecado de Adán y Eva los expulsó del Edén pero les permitió prosperar, cosa que no se veía en los bárbaros africanos, sobre todo después de la colonización europea.

En el siglo XIX las teorías religiosas sobre la creación debieron convivir con las teorías científicas, como la teoría de la Evolución. Otra vez, estas visiones del mundo surgidas en Europa explicaban cómo los blancos eran el resultado de una larga evolución detrás de la cual habían quedado los africanos y un poco más atrás los monos. Bien, Darwin nunca escribió esto, ni su teoría apoya semejante interpretación, pero las ideas más populares sobre la Evolución humana justificaban no sólo la superioridad de la raza blanca sino su brutal explotación del resto del mundo que los racistas de antes llamaban “proceso civilizatorio” y los de ahora llaman “progreso y prosperidad”.

Estas teorías cayeron en desgracia gracias al desgaste analítico de algunos escritores, como lo fueron en América Latina el cubano José Martí y el peruano González Prada a finales del siglo XIX y principios del XX.

A principios del siglo XX las teorías psicoanalíticas se expandieron para reemplazar el fisiologismo (un mal sueño era solo la consecuencia de una mala digestión) por la creencia en las experiencias psicológicas (de la infancia) y verbales (de la adultez) como creadoras de toda la realidad humana. Gracias a este abuso, a finales del siglo XX ya no quedaban hijos sin culpar a los padres de sus propios fracasos ni padres sin sentimiento de culpa por los fracasos ajenos.

A principios del siglo XXI los avances de la genética y la neurología volvieron a poner el foco en el factor biológico, pero esta vez liberados de la ficción arbitraria de las razas (irónicamente, este camino lo inauguró el genetista y racista James Watson en los 50s).

Si en la Edad Antigua características como la depresión o la homosexualidad eran atribuidos a los “humores”, si en la Edad Madia a los demonios, si en el siglo XX, el sigo del psicoanálisis, se los atribuía a los traumas de la niñez, en el siglo XXI las explicaciones se desplazaron sobre el material genético heredado de los padres (lo cual es casi, casi una absolución).

De forma paralela a las investigaciones sobre los individuos, la investigación de los problemas psicológicos se extendió sobre los grupos y sobre los pueblos. Paradójicamente, las teorías sobre el “carácter de las naciones” tan populares entre los ensayistas de principios de siglo XX y superadas por sus colegas de las generaciones posteriores, han vuelto con una vestimenta diferente.

Múltiples estudios recientes (sería imposible incluir una bibliografía mínima en este espacio) han analizado, utilizando métodos cuantitativos y de big data los efectos en las olas migratorias de los últimos siglos. Algunos, por ejemplo, han demostrado que los inmigrantes con TDAH (Trastorno por Déficit de Atención e Hiperactividad) de un determinado pueblo (judíos) emigraron a países más lejanos que el resto. Otros, analizando los nombres comunes en oposición a los nombres raros (más que causas de sus nombres, consecuencias de sus padres), descubrieron que los segundos emigraron más y los primeros se quedaron (Escandinavia), produciendo tendencias políticas claras, generaciones después: los descendientes de quienes se quedaron hoy apoyan más sistemas de salud universal y los que se fueron, más individualistas, menos. Otros estudios apuntan a la dinámica de la “auto selección” de los inmigrantes: quienes emigran (Europa, América latina) son aquellos dispuestos a tomar riesgos, lo cual en países como Estados Unidos habría producido una sociedad de emprendedores. Etc. Así, los inmigrantes pasarían el material genético a su descendencia, es decir, a los futuros pobladores de ese país.

A partir de aquí solo podemos comenzar a especular. Por ejemplo, eso explicaría el grado de ansiedad y competencia de una parte fundamental de la población estadounidense, con un exceso de testosterona y, por ende, su necesidad de ganar sobre el impulso de solidaridad.

Otra región poblada en su mayoría por inmigrantes, como Uruguay y Argentina, posee sus propias características que podríamos sospechar desde esta perspectiva. Por ejemplo, el carácter melancólico, la pérdida o la ausencia representados en las letras de tango. Estas características son culturales (como la impronta igualitaria trazada por José Artigas y ciertas costumbres charrúas) y no necesitan recurrir a la genética para explicarse, pero tampoco pueden excluir la posibilidad, como ya no podemos decir que la depresión, la bipolaridad, la euforia y casi todas las condicionantes más importantes de un individuo no tienen una base genética. Las historias de decisiones intempestivas por las cuales nuestros abuelos decidieron emigrar no son raras. Es decir, no se trata sólo del traspaso de las características culturales de cada país sino de la selección de individuos por sus características genéticas.

Tal vez podríamos agregar el impulso amplificado de una condición humana que puede ser universal pero que en países como Uruguay y Argentina es un deporte nacional, que se expresa por todas partes aunque de formas muy subterráneas: la necesidad de descargar culpas en otros, aunque sean nuestros afectos; de aliviar frustraciones propias por el sentimiento de culpa ajeno. ¿Se trata de una herencia cultural, genética o de ambas?

Claro que, pese a estos nuevos descubrimientos, la cultura y la educación siguen siendo los instrumentos decisivos para cambiar lo que somos. Es decir, para la libertad de los individuos y de los pueblos y para su propia opresión también.

Bueno, creo que en mis novelas he hecho un trabajo algo más decente que estas brevísimas notas a un costado del camino, pero la idea central es simplemente esa: de formas diferentes revivimos las vidas de nuestros antepasados creyendo que hacemos algo fundamentalmente nuevo.

Ellos pensaban igual.

 

JM, Profesor uruguayo estadounidense. Tequila y El mismo fuego son sus dos últimas novelas; también este año ha publicado el libro de ensayos The Autumn of the West.

 

El mismo fuego 5

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