¿Es Maduro un imprescindible?

Ya analizamos sobre el brutal acoso y bloqueo de la superpotencia (EE.UU) a cualquier opción que no beneficie sus intereses…

Tema aparte, supongamos que Maduro no es un dictador. Entonces, ¿qué le cuesta dar un paso al costado y dejar que otros intenten hacer mejor las cosas? 

 

jm, julio 2019

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​Boris Johnson 

25 de junio de 2008. USA Today. Según una nota en la página 5A, el Scotland Yard se encontraba por entonces ocupado con un nuevo misterio, el caso del alcalde de Londres y una cajita de cigarros.

La policía británica había informado que estaban examinando detalladamente una cajita de cigarros en propiedad del alcalde de Londres, Boris Johnson, para determinar si dicho artefacto había sido producto de un saqueo o no. Según mister Johnson, la cajita pertenecía a un delegado del depuesto dictador, Saddam Hussein.

Johnson, un político conservador —aclara el redactor de la nota—, periodista y ex conductor de un programa de televisión que fuera elegido como alcalde de la ciudad el mes anterior, había tomado la cajita en el año 2003 de la casa bombardeada de Tariq Aziz. El mismo Johnson, en una columna para el Tuesday’s Daily Telegraph, reconoció que había tomado la cajita pocos días después de que Bagdad cayera bajo las fuerzas militares norteamericanas. La nota, con un estilo periodístico propio de las agencias noticiosas que por las dudas de paso explican que la Tierra es redonda como una naranja y lo hacen al menos al iniciar, al medio y al final, menciona otras tantas veces que Johnson, que por entonces trabajaba como periodista, se tropezó con la cajita polvorienta y la tomó, aunque al ser cuestionado reconoció: “las circunstancias en las cuales obtuve ese objeto eran moralmente tan ambiguas [so morally ambiguous] que no pude pensar que eso podía ser considerado un robo”.

Tiempo después Johnson recibió una carta de los abogados del procesado Aziz, quien le rogaba a Johnson que considere el encuentro de la cajita como un regalo. Lo que recuerda la costumbre egipcia de regalar obeliscos, esculturas y otras artesanías a los imperios amigos, costumbre que fuera copiada más tarde por hindúes, aztecas, incas y diversos pueblos de la periferia.

Por supuesto, el alcalde declaró que esta investigación sobre el valor cultural y la legalidad del proceso de apropiación del pequeño objeto era una pérdida de tiempo. Pero la Policía Metropolitana confirmó que iba a seguir investigando el caso de la cajita de cigarros porque “se cree que puede ser considerada como una pieza del patrimonio cultural iraquí [is believed to be a piece of Iraqi cultural property]”, razón por la cual podría retenerla durante el proceso de investigación.

Los gobiernos de Estados Unidos y Gran Bretaña han sido acusados de destruir piezas y sitios arqueológicos que habían sobrevivido miles de años a las invasiones bárbaras de turno. Aparte de los arqueólogos, también algunos juristas han acusado a estos mismos gobiernos de no respetar las leyes internacionales y, otros más radicales, han ido más lejos asegurando que dicha ocupación violenta había sido orquestada en base a propaganda y mentiras, según reconoció un mes antes el ex portavoz de la Casa Blanca, Scott McClellan. Sin embargo, la nota antes referida sobre la investigación de la cajita demuestra con hechos y no meramente con palabras el compromiso de un país civilizado por la defensa de la ley, la moral y el patrimonio cultural de la humanidad, aún cuando para ello deba juzgar a una alta autoridad, como es el caso de un alcalde.

JM,  junio 2008.

20 de julio de 1969

La llegada de tres hombres a la Luna en 1969 (creo que sí, muy probablemente ocurrió) como el Sputnik o el Luna 2 de los soviéticos fueron apenas hechos simbólicos. Nada de eso hubiese sido posible sin el capital humano de descubrimientos (científicos, matemáticos, sociales) mucho más radicales ocurridos siglos antes en culturas muy diferentes y ahora distantes (el cero hindú, el algebra o el algoritmo de la cultura árabe; la ley de acción y reacción de Newton; y un largo, larguísimo etcétera).

Es parte de lo que no se entiende cuando se habla de “hazañas” y “méritos” de unos pueblos, de unos pocos individuos y hasta de unos sistemas económicos (vaya arrogante ignorancia) sobre el resto de la Humanidad. 

 

jm

La chasse aux pauvres, la distraction parfaite aux États-Unis d’Amérique.

Trump a annoncé des coups de filet massifs contre les immigrants illégaux

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En juin 2019, le président Donald Trump a annoncé le début des rafles pour chasser des immigrants illégaux dans les dix plus grandes villes des États-Unis d’Amérique à partir du 14 juillet de cette année. Le fait que de grandes villes aient été choisies et non de grandes plantations qui ne peuvent pas effectuer leurs récoltes sans immigrants illégaux, se doit, très probablement, à un phénomène que nous avons antérieurement signalé : aux États-Unis, les minorités (noirs, Latinos, asiatiques) sont sous-représentées politiquement, non seulement parce que les immigrants illégaux ne votent pas, mais parce que le vote des citoyens de ces groupes vaut plusieurs fois moins qu’un vote blanc dans un état ultraconservateur, ce qui met en cause la nature démocratique même de tout le système politique et électoral, sans parler du système économique et financier.

Pour une raison historique de marginalisation de la propriété de la terre et compte tenu des besoins actuels, les minorités se concentrent dans les grandes villes dans le secteur des services, qui se trouvent dans les états les plus peuplés, qui ont autant de sénateurs que n’importe quel état dépeuplé, bastions des conservateurs dès le XIXe siècle : pour atteindre la même population qu’ en Californie (40 millions) ou à New York (20 millions), deux bastions progressistes et plus réceptifs aux immigrants de tout type, il est nécessaire d’additionner plus de dix états conservateurs (l’Alaska gigantesque n’arrive pas au million d’habitants). Cependant, chacun de ces grands états possèdent seulement deux sénateurs tandis qu’une douzaine d’états conservateurs et dépeuplés en possède vingt-quatre. Le Texas est l’exception inverse, mais pas dans sa dynamique intérieure.

À cette réalité structurelle il faut ajouter que, parmi d’autres caractéristiques, les gouvernements appelés populistes ont l’habitude de chercher des effets spéciaux dans des décisions spectaculaires et symboliques quand ils pourraient faire de même avec plus de discrétion. Les populismes de gauche ont l’habitude de jouer cette carte avec les antagonistes plus puissants, comme le sont les empires de différentes couleurs. Les populismes de droite ont l’habitude de jouer la même carte en attaquant et diabolisant les gouvernements des pays pauvres, quand ils leur arrive de jouer à l’indépendance, ou les secteurs les plus faibles d’une société comme les immigrants ou les travailleurs pauvres. Les immigrants non seulement ne votent pas seulement mais de plus leur pouvoir économique et médiatique est insignifiant.

Dans le cas du populisme de droite, expression des intérêts de ceux du haut de l’échelle projetée dans les frustrations de ceux d’en bas pour lyncher les indésirables d’encore plus bas, c’est pour le moins de la lâcheté au carré. Pour ne pas commencer à considérer que les fanatiques post humanistes (les fanatiques ce sont ceux d’en bas qui défendent les intérêts de ceux d’en-haut contre leurs propres intérêts, et non ceux d’en-haut qui défendent tout simplement leurs propres intérêts) ont a l’habitude d’agiter le drapeau différent et contradictoire de la croix au moment même où se déchirent les vêtements et se frappent la poitrine en alléguant qu’ils sont les adeptes de cet homme qui annonçait l’amour indistinct et qui s’entourait des marginaux. Celui que le pouvoir impérial de l’époque et ses collaborateurs locaux -toujours nécessaires- ont crucifié avec autres deux criminels.

Différentes études ont montré que plus grandes sont les différences sociales et économiques qui séparent ceux d’en haut et ceux d’en bas plus d’espace médiatique est donné aux problèmes de l’immigration et de la criminalité. C’est pareil tant dans tous les pays centraux que que dans les périphériques, dans les riches comme dans les pauvres. Il faut ajouter une autre caractéristique qui se présente même dans les exposés des étudiants d’université : le débat (ou une meilleure « verbalisation sociale ») est posé par son axiome et corollaire depuis le commencement quand est présenté comme « le problème de l’immigration » et non comme « le défi » o « la grande occasion de l’immigration ».

Bien que le président Donald Trump perdît les élections en 2016, il est arrivé à la Maison Blanche par un système électoral inventé pour protéger les états esclavagistes du sud au XVIIIe siècle et avec un discours raciste, comme en Europe, à peine caché dans l’excuse lâche et éternelle de la légalité qui, comme nous l’avons déjà analysé, historiquement a été promue et respectée quand cela convenait aux groupes du pouvoir. Avec des exceptions héroïques et remarquables, toujours grâce aux lutteurs sociaux diabolisés. Le racisme ne se croit pas ni se détruit ; il se transforme seulement.

La date du 14 juillet 2019 comme commencement des coups de filet contre les immigrants illégaux est arbitraire mais coïncide avec la psychologie fasciste qui aime les décisions intempestives et symboliques (facile à médiatiser) contre un groupe spécifique de ceux d’en bas diabolisés comme « l’autre » : des Juifs d’à pied, des musulmans d’à pied, des immigrants d’à pied. Certes, pas n’importe quel immigrant illégal, mais les plus pauvres, désespérés et avec la peau la plus sombre. Les autres immigrants illégaux, s’ils sont blancs, passent inaperçus ou, si elles sont blanches, deviennent même la Première dame, sans qu’il importe que ses parents étaient (par leur propre volonté et par la même vocation d’alpinistes) des membres du parti communiste dans un pays d’Europe. Une autre preuve de ce que les immigrants font le travail que les citoyens ne veulent pas faire.

Le tribalisme, la horde fasciste, raciste, misogyne et le dégoût pour des droits égaux pour les étrangers passera. Nous ne savons pas quand, mais je suis sûr que c’est une réaction mondiale à tout -peu ou beaucoup- ce qu’on a atteint dans ce sens dans les derniers siècles et un prévisible masque à un conflit aggravé entre ceux chaque fois moins nombreux qui ont chaque fois de plus en plus, et les chaque fois de plus en plus nombreux qui sentent mais ne comprennent pas qu’ils sont ignorés, dans le meilleur des cas convertis en bêtes domestiquées de consommation. Un processus historique qui ne peut pas être perpétué, qui explosera dans une catastrophe incontrôlée que personne ne voudra, ni même ceux d’en-haut, tant habitués à accroitre leur fiefs dans chaque crise contrôlée, comme celle qui viendra en 2020.

Les anciens puissants qui gouvernent le monde portent un avantage existentiel : ils ne verront pas les fruits de leur haine et de leur cupidité. C’est pourquoi rien ne leur importe à long terme, bien qu’ils répètent le contraire. Surtout s’ils croient avoir acheté un penthouse dans le royaume du Seigneur à force d’ aumônes et de prier cinq minutes par jour avec des visages contrits. Pour ceux-ci et pour ceux d’en bas « le temps vaut de l’argent », un mythe qui met pied à terre seulement en considérant qu’aucune montagne d’or ne peut leur acheter du temps. Comme ils ne peuvent pas accumuler du temps ils accumulent de l’or, en détruisant la vie des plus faibles et désespérés, et des plus jeunes qui sont, de loin, ceux qui ont plus de temps que d’or. Chose qui ne leur pardonnent pas.

Jorge Majfud* Jacksonville, le 15 juillet 2019

Traduit de l’espagnol pour El Correo de la Diaspora par ; Estelle et Carlos Debiasi

El Correo de la Diaspora. Paris, le 16 juillet 2019.

¿La verdad o algo mejor?

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Dr. Makaziwe Mandela (hija de Nelson Mandela) recibió hoy la distinción de Ciudadana Global de nuestra Universidad de Jacksonville. Muy apropiadas y oportunas sus palabras sobre la injusticia social, la importancia al respeto por la diversidad, a los inmigrantes, la necesidad de un desarrolo equitativo, la libertad de los individuos y de los pueblos. Creo que su hermanastro (y amigo personal en los 90 en Mozambique), Ntewane Samora Machel hubiese estado de acuerdo.

Sin embargo, hubiese querido que quienes la presentaron por casi una hora, a ella y a su padre, también recordaran (al menos como una nota al pie) que hasta 2008 Nelson Mandela estuvo en lista de terroristas de USA y Reino Unido. No basta con repetir que Mandela sufrió la cárcel por luchar contra el racismo, así, en abstracto y de forma bucólica y ajena.

Sugerí, con anterioridad, que también se recordara este simple pero relevante hecho histórico, que de hecho contribuyó a la injusticia que se pinta como ajena (si fue socialista, como Einstein, como Luther King, puede ser irrelevante).

Pero claro, no hay que echar a perder una ceremonia tan bonita y, sobre ese tema y otros, sólo hubo silencio, flores y aplausos. Cuando estuvo aquí el ex primer ministro Tony Blair echó mano de otra estrategia para no hablar del crimen de Irak: una larga serie de chistes, que debieron costar por lo menos cien mil dólares, como muy barato.

 

 

JM, julio 2019

 

América Latina

Gracias, María. El terrorista que vivía en Miami, Posada Carriles, alguna vez me dijo lo mismo (¿o fue uno de sus familiares o enviados?): si alguien (como Einstein, como Chomsky, como Martin Luther King, como Mohamed Ali, como tantos otros “perros izquierdistas”) piensa diferente a los “dueños de EEUU”, si uno no está de acuerdo con la bomba de Hiroshima, con la guerra de Vietnam, la de Irak, con decenas de dictaduras en el tercer mundo promovidas para cuidar los sagrados negocios del Primer Mundo y de cientos otras brutalidades, uno debe abandonar Estados Unidos.

¿Por qué se creen dueños de todo? ¿Desde cuándo los fascistas tienen derecho de ciudadanía sobre cualquier otro de raza inferior?

Según ese principio, buscar la verdad y decirla es antiestadunidense. Como estadounidense que convive con gente mucho menos cerrada que esa mentalidad de las dictaduras latinoamericanas, ahora travestidas, te puedo decir que esto es una exageración. Pero para la doctrina diseñada bajo el nombre de la “seguridad nacional” y la criminalidad del patriotismo barato, uno debe defender un país o su país aunque el presidente sea Hitler y el proyecto sea el más racista y colonialista del momento. Ese Patriotismo toxico que nos inoculaban en las escuelas primarias de la dictadura…

Ahora, en cambio, si alguien piensa diferente a los gobiernos de Uruguay o de algún otro país “zurdo” sin bases militares alrededor del mundo, entonces sí tiene derecho a vivir allí y a criticar sin caer en contradicción. Nadie te va a reprochar que te tomas un plácido café en un bar de Montevideo. Eso no. Porque el discurso de los de arriba (adoptado por los de abajo) aprueba que quien es crítico se contradice y quien es acrítico es coherente y dueño de todo, aunque no posea nada. Al menos es dueño de una ilusion. 

Afortunadamente, estas cosas siempre me la dicen los latinoamericanos, nunca los estadounidenses que me rodean y me respetan como yo los respeto a ellos.

Mi padre fue un pequeño político conservador de derecha (del Partido nacional, trabajó para Lacalle padre). Yo lo quería y lo respetaba mucho porque él me respetaba. Porque no se creía el dueño de ningún país, porque no creía que por pensar diferente yo debía irme de mi país ni debía rebajarme a repetir los discursos políticamente correctos y adulatorios cuando me fui a EEUU, sí, a una universidad y a otras universidades (comoi es la tradición en EE.UU.) llena de malditos “zurdos” en un país bastante llenos de correctos racistas.

Pero a los latinoamericanos que me dicen que América latina es un continente lleno de “países del culo” como lo ha dicho el exitoso racista y prostibulario Donald Trump, no les digo que se vayan de aquí para ser “coherentes”. No me creo dueño de ningunpaís. Faltaba más.

Solo trato de explicarles que están equivocados, con diferente grado de éxito. La mayoría de los estadounidenses que se enfrentan con la evidencia (al menos los que llegan a las universiodades) aceptan los hechos. No estan facil en el caso de los latinoamericanos, por la simple logica de la corrupción colonialista que perdura por generaciones. 

JM.

PD. no, no sé si la literatura uruguaya es un desastre o no. Simplemente dije que no me interesa ya. Es un hecho objetivo que por siglos la cultura ha sido un reducto tradicional de la izquierda (mejor, de los partidarios de los de abajo). No hay que molestarse por eso, ya que es una reacción natural al real poder político, económico y social, que ha sido un reducto tradicional de dla derecha. en Uruguay, después de Galeano, si no te arodillas al diario conservador El País y a una o dos editoriales internacionales que prefieren los chismes sociales a la literatura, no existes. ¿Debo ineresarme por eso? No, claro, mi vida, como la de cualqueira, es muy breve. Demasiado breve para perder un minuto en esos conventillos de pueblo.

 

 

 

Dr. Mandela, Ciudadana del Mundo por Jacksonville University / Dr. Mandela will be honored with Jacksonville University’s Global Citizen Award

Nelson Mandela, su padre, estuvo en la lista de terroristas de EEUU y de Gran Bretaña hasta el año 2006, cuando ya no importaba esta distinción. Este mes, Madnela será recordado en su 101 cumpleaños a través de su hija mayor, Dr. Makaziwe Mandela y su hija, Tukwini Mandela, en Jacksonville, FL. Makaziwe Mandela recibirá en nuestro campus la distinción de “Ciudadana del Mundo” otorgada por Jacksonville University. Junto con Nevy Castro​ fuimos amigos de uno de sus hermanastros en Pemba, Mozambique (Ntewane Samora Machel, hijo de Graca Machel) en los 90s… La justicia y el poder siemrpe desfasados en varias décadas.


 

Nelson Mandela, her father, was on both the United States and Great Britain list of dangerous terrorists until 2006 when this distinction no longer mattered. This month, Mandela will be remembered on his 101st birthday through his eldest daughter, Dr. Makaziwe Mandela and her daughter, Tukwini Mandela, in Jacksonville, FL. Makaziwe Mandela will receive on our campus the distinction of “World Citizen” awarded by Jacksonville University. With Nevy Castro, we were friends with one of his stepbrothers in Pemba, Mozambique (Ntewane Samora Machel, son of Graca Machel) in the 90s … Justice and power have always been out of date in several decades.

 

Caza de pobres: La distracción perfecta

La chasse aux pauvres, la distraction parfaite aux États-Unis d’Amérique

Why the Government’s Hunt for the Migrant Poor Is a Perfect Distraction From the Real Problems of Our Time

 

En junio de 2019, el presidente Donald Trump anunció el inicio de redadas para cazar inmigrantes ilegales en las diez mayores ciudades de Estados Unidos a partir del día 14 de julio de este año. El hecho de que se haya elegido a las grandes ciudades y no a las grandes plantaciones que no pueden levantar sus cosechas sin inmigrantes ilegales, se debe, muy probablemente, a un fenómeno que hemos señalado anteriormente: en Estados Unidos, las minorías (negros, latinos, asiáticos) están políticamente subrepresentadas, no sólo porque los inmigrantes ilegales no votan sino porque el voto de los ciudadanos de esos grupos vale varias veces menos que un voto blanco en un estado ultra conservador, lo cual pone en tela de juicio la misma naturaleza democrática de todo el sistema político y electoral, por no hablar del sistema económico y financiero. Por una razón histórica de marginación de la propiedad de la tierra y por las necesidades presentes, las minorías se concentran en las grandes ciudades en el sector de servicios, las cuales están en los estados más poblados, los cuales tienen tantos senadores como cualquier estado despoblado, bastiones de los conservadores desde el siglo XIX: para sumar la misma población que California (40 millones) o Nueva York (20 millones), dos bastiones progresistas y más receptivos a los inmigrantes de todo tipo, es necesario sumar más de diez estados conservadores (la gigante Alaska no llega al millón). No obstante, cada uno de esos grandes estados posee solo dos senadores mientras que una docena de estados conservadores y despoblados poseen veinticuatro. Texas es la excepción inversa, pero no en su dinámica interior.

A esta realidad estructural hay que sumarle que, entre otras características, los gobiernos llamados populistas suelen buscar efectos especiales en decisiones espectaculares y simbólicas cuando podrían hacer lo mismo con más discreción. Los populismos de izquierda suelen jugar esta carta con los antagonistas más poderosos, como lo son los imperios de diferentes colores. Los populismos de derecha suelen jugar la misma carta atacando y demonizando los gobiernos de países pobres, cuando a estos se les ocurre jugar a la independencia, o a los sectores más débiles de una sociedad como los inmigrantes o los trabajadores pobres. Los inmigrantes no solo no votan sino que además su poder económico y mediático es irrelevante.

En el caso del populismo de derecha, expresión de los intereses de los de arriba proyectada en las frustraciones de los de abajo para linchar a los indeseados de más abajo, es por lo menos una cobardía al cuadrado. Por no entrar a considerar que los fanáticos post humanistas (los fanáticos son los de abajo que defienden los intereses de los de arriba contra sus propios intereses, no los de arriba que simplemente defienden sus propios intereses) suelen ondear la diversa y contradictoria bandera de la cruz al tiempo que se rasgan las vestiduras y se golpean el pecho alegando que son los seguidores de aquel hombre que pregonaba amor indiscriminado y se rodeaba de marginados. Aquel a quien el poder imperial de turno y los siempre necesarios colaboracionistas locales crucificaron junto con otros dos criminales.

Diferentes estudios han mostrado que cuanto mayor son las diferencias sociales y económicas que separa a los de arriba de los de abajo mayor espacio mediático se les da a los problemas de la inmigración y la criminalidad. Esto es igual tanto en los países centrales como en los periféricos, en los ricos como en los pobres. Hay que agregar otra característica que se da incluso en las ponencias de los estudiantes universitarios: el debate (o mejor “verbalización social”) es planteado con su axioma y corolario desde el inicio al ser presentado como “el problema de la inmigración” y no como “el desafío” o “la gran oportunidad de la inmigración”.

Aunque el presidente Donald Trump perdió las elecciones en 2016, llegó a la Casa Blanca por un sistema electoral inventado para proteger a los estados esclavistas del sur en el siglo XVIII y con un discurso racista, como en Europa, apenas escondido en la eterna y cobarde excusa de la legalidad que, como ya hemos analizado antes, históricamente se ha promovido y respetado cuando convenía a los grupos en el poder. Con notables y heroicas excepciones, siempre gracias a demonizados luchadores sociales. El racismo no se crea ni se destruye; solo se transforma.

La fecha del 14 de julio de 2019 como inicio de las redadas contra los inmigrantes ilegales es arbitraria pero consistente con la psicología fascista que ama las decisiones intempestivas y simbólicas (fácil de mediatizar) contra algún grupo específico de los de abajo demonizados como “el otro”: judíos de a pie, musulmanes de a pie, inmigrantes de a pie. Claro, no cualquier inmigrante ilegal sino los más pobres, desesperados y con la piel más oscura. Los otros inmigrantes ilegales, si son blancos, pasan desapercibidos o, si son blancas, hasta se convierten en Primera Dama, sin importar que sus padres fuesen (por voluntad propia y por la misma vocación de alpinistas) miembros del partido comunista en algún país de Europa. Otra prueba de que los inmigrantes hacen el trabajo que los ciudadanos no quieren hacer.

El tribalismo, la horda fascista, racista, misógina y el asco por los iguales derechos ajenos pasará. No sabemos cuándo, pero estoy convencido que es una reacción global a todo lo poco o mucho que se ha logrado en ese sentido en los últimos siglos y una previsible máscara a un conflicto agravado entre los cada vez menos que cada vez tienen más y los cada vez más que sienten pero no entienden que están siendo marginados, en el mejor de los casos convertidos a mansas bestias de consumo. Un proceso histórico que no puede perpetuarse, que explotará en una catástrofe descontrolada que nadie querrá, ni siquiera los de arriba, tan acostumbrados a expandir sus feudos en cada crisis controlada, como la que vendrá en el 2020.

Los poderosos ancianos que gobiernan el mundo llevan una ventaja existencial: no verán los frutos de su odio y de su codicia. Por eso no les importa nada a largo plazo, aunque repitan lo contrario. Sobre todo si creen haber comprado un pent-house en el reino del Señor a fuerza de limosnas y de rezar cinco minutos por día con caras compungidas. Para ellos y para los de abajo “el tiempo es oro”, un mito que se desmonta solo considerando que ninguna montaña de oro puede comprarles tiempo. Como no pueden acumular tiempo acumulan oro, destrozando la vida de los más débiles y desesperados, de los más jóvenes que son, por lejos, quienes tienen más tiempo que oro. Algo que no se les perdona.

JM, julio 2019

 

https://www.pagina12.com.ar/206312-caza-de-pobres-la-distraccion-perfecta
https://www.republica.com.uy/caza-de-pobres-la-distraccion-perfecta-id719371/
https://www.huffingtonpost.es/entry/la-verdad-o-algo-mejor_es_5d31d997e4b0419fd32c312e?utm_hp_ref=es-homepage

Helena y Eduardo

En nuestra visita a Uruguay visitamos amigos por orden de respuesta en el correo y lamentamos no tener días de 48 horas para ver a todos.

Con Helena Villagra nos debíamos una cena. Para hacer la velada más interesante invité a Gustavo Esmoris, un amigo escritor que no conocía personalmente pero que siempre me pareció de lo mejor que dió el Uruguay en las dos últimas generaciones (es sólo parte de mi ignorancia sobre la liteatura nacional actual, involuntaria o planificada, que no puedo disfrutar de nuevos valores; como digo, una carencia mía, no de los nuevos marginados). 

Helena habla, cuenta y siente como su compañero, mi querido Eduardo Galeano. Escucharla es escuchar a Eduardo. Creo que algún día se hará justicia y se reconocerá a esta entrañable mujer su parte en lo que fueron los inimitables libros de Galeano (“Eduardo corría por ese patio abrazado a un adjetivo y yo detrás insistiendo que sobraba“). Galeano no era un estilo literario. Era una forma de ser, de vivir, de pensar y de sentir. Como Helena, la dulce Helena. 

Pero ella es tan reservada para sus cosas privadas como lo era Eduardo. Se abría con los amigos y al pie de página me recordaba que no era para la letra impresa. Así que el placer esa noche fue solo nuestro, de Gustavo y mío. Y como siempre he sido discreto con cada historia que Eduardo (y tantos otros) no voy a romper esa regla de oro ahora de viejo.

No todo es publicable y es bueno recordarlo, más en estos tiempos.

Sí lo son estas pocas fotos en su casa de Montevideo, desbordada de historias y de la presencia silenciosa y siemrpe querida de Eduardo.

Ahí van algunas:

 

Fotos: archivo personal JM