Le patriotisme des riches

Donald Trump

Donald Trump

Politique et économie aux États-Unis : Le patriotisme des riches

par Jorge Majfud *

Dans tout le monde, le riches presque ils n’émigrent pas, presque n’entrent pas dans le forces armée qu’ils envoient à ses guerres et qui rassasient tout de suite des honneurs et d’applaudissements, et ils maudissent l’État qui leur suce le sang. Quand les économies vont bien, ils exigent des diminutions d’impôts pour soutenir la prospérité et quand les choses vont mal exigent que le maudit État les sauve de la catastrophe (avec l’argent des impôts, ceci va sans dire).

Depuis la crise financière de 2008, le plus grand souci de la classe moyenne usaméricaine a été le chômage et le déficit, les deux hérités du gouvernement républicain de George Bush. A l’intérieur de ce parti, le « Tea Party » a surgi avec une force qui lui a permis de dominer sa rhétorique mais peut-être ceci sera sa propre ruine dans les proches élections, qui en principe se leur présentent favorables. Son drapeau est l’idéologie Reagan-Thatcher et l’orthodoxie de s’opposer à toute augmentation des impôts. Ils assurent que l’on ne peut pas pénaliser ceux qui triomphent, les riches, avec des impôts, parce qu’ils sont les riches qui créent les postes de travail quand la richesse commence à se répandre depuis là-haut. Dans un débat en 2008, Obama a commenté que les partisans de cette théorie (plutôt, une idéologie) avec la crise avaient découvert que quand on attend que la richesse ruisselle depuis là-haut, la douleur commence à monter depuis en bas.

Les actuelles données (pour ne pas aller loin) contredisent la théorie du « trickle-down » portée à l’extrême par le dernier gouvernement républicain, puisque la capacité d’avarice de « là-haut » est illimitée, pour ne pas dire à l’infinie, et le chômage n’a pas baissé dans ces dernières années, mais le contraire.

Bien que dans le pays 700.000 postes de travail ne soient pas détruits par mois comme a été fait il y a une paire d’années, la création de nouveaux postes continue d’être faible (entre 15.000 et 250.000 par mois ; un rythme salutaire pour descendre 9.2 pour cent de chômage devrait être de 300.000 nouveaux postes par mois).

D’un autre côté, dans la dernière année la productivité a grandi dans des proportions plus grands et, surtout, les bénéfices des grandes compagnies. Chaque semaine on peut lire dans les quotidiens spécialisés les résultats de bénéfices gigantesques, d’un industriel ou des services qui ont augmenté ses gains de 30, 50 ou 60 pour cent, comme quelque chose de normal et routinier. N’importe lequel de ces pourcentages ils signifient quelques milliards de dollars. En incluant les auparavant laisse pour mortes automotrices de Detroit. Sans entrer dans des détails comment la classe moyenne, a travers l’État, a financé le sauvetage de tous ces géants, sans élection et sous la menace dont quelque chose de pire pouvait avoir arriver.

Depuis les années 80, la richesse d’haut continue de s’accumuler et le chômage en bas continue attendre depuis 2009 des niveaux historiques. Des études ont montré que cette différence entre riches et pauvres (Bureau of Economic Analysis), une caractéristique latinomericaine, a grandi sous cette idéologie du trickle-down .

Bien avant la crise de 2008, quand existait encore un excédent hérité de l’administration Clinton, les républicains ont réussi à réduire les impôts pour les couches les plus riches, parmi eux les groupes pétroliers. Cette période de faveur prenait fin cette année et il a été étendu par le propre Obama sous pression républicaine, peu de temps après que les Démocrates perdaient le contrôle de la Chambre basse. Alors, le président Obama a été fort critiqué par son propre parti pour donner plus de concessions aux Républicains que pour exiger de ceux-ci un peu en échange.

Cependant, dans ces dernières semaines les positions se sont polarisées. Dans l’une des dernières réunions avec les républicains, Obama, lui qui ne perd jamais son calme, il s’est s’abruptement levé en menaçant : « ne me prouvez pas ». Devant les négociations pour augmenter le plafond d’endettement (une pratique normale aux États-Unis et dans beaucoup d’autres pays ; seulement dans l’administration Bush la même mesure a été votée sept fois) les républicains continuent d’essayer de suspendre et d’éliminer plusieurs programmes d’aide sociale et en se refusant de monter radicalement les impôts aux plus riches (dans de nombreux cas, des multimillionnaires).

Parleur part, les démocrates et le président Obama se refusent à réduire les services sociaux et dans une contrepartie ils exigent augmenter les impôts aux plus riches. J’ai écouté certains millionnaires en se demandant pourquoi ils ne payaient pas plus impôts quand ce sont eux, précisément, qu’ont plus de possibilités de contribuer quand le pays a besoin. Quand le pays de la moitié vers le bas a besoin de cela, faudrait préciser. Mais ils ne sont pas apparemment ces millionnaires qui font du lobbies en faisant pression dans les congrès des pays.

De toute façon, et malgré tout ce mise-en-scène républicaine, je n’ai pas de doutes de ce qu’avant le 2 août le parlement votera une nouvelle hausse du plafond d’endettement. Pourquoi ? Simplement parce que cella arrange aux dieux investisseurs de Wall Street. Non parce qu’il y a des travailleurs au chômage ou des soldats sans jambes dans l’attente de la charité de l’État qui les a envoyés au front en échange d’un discours et des quelques médailles.

Jorge Majfud
Jacksonville University

Paris, le 20 juillet 2011.

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi

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Census data show wealth of whites is 20 times that of blacks, widest US gap in quarter-century

U.S. Census Bureau Regions, Partnership and Da...

U.S. Census Bureau Regions

 

By Associated Press

WASHINGTON — The wealth gaps between whites and minorities have grown to their widest levels in a quarter-century. The recession and uneven recovery have erased decades of minority gains, leaving whites on average with 20 times the net worth of blacks and 18 times that of Hispanics, according to an analysis of new Census data.The analysis shows the racial and ethnic impact of the economic meltdown, which ravaged housing values and sent unemployment soaring. It offers the most direct government evidence yet of the disparity between predominantly younger minorities whose main asset is their home and older whites who are more likely to have 401(k) retirement accounts or other stock holdings.

“What’s pushing the wealth of whites is the rebound in the stock market and corporate savings, while younger Hispanics and African-Americans who bought homes in the last decade — because that was the American dream — are seeing big declines,” said Timothy Smeeding, a University of Wisconsin-Madison professor who specializes in income inequality.

The median wealth of white U.S. households in 2009 was $113,149, compared with $6,325 for Hispanics and $5,677 for blacks, according to the analysis released Tuesday by the Pew Research Center. Those ratios, roughly 20 to 1 for blacks and 18 to 1 for Hispanics, far exceed the low mark of 7 to 1 for both groups reached in 1995, when the nation’s economic expansion lifted many low-income groups to the middle class.

The white-black wealth gap is also the widest since the census began tracking such data in 1984, when the ratio was roughly 12 to 1.

“I am afraid that this pushes us back to what the Kerner Commission characterized as ‘two societies, separate and unequal,’” said Roderick Harrison, a former chief of racial statistics at the Census Bureau, referring to the 1960s presidential commission that examined U.S. race relations. “The great difference is that the second society has now become both black and Hispanic.”

Stock holdings play an important role in the economic well-being of white households. Stock funds, IRA and Keogh accounts as well as 401(k) and savings accounts were responsible for 28 percent of whites’ net worth, compared with 19 percent for blacks and 15 percent for Hispanics.

According to the Pew study, the housing boom of the early to mid-2000s boosted the wealth of Hispanics in particular, who were disproportionately employed in the thriving construction industry. Hispanics also were more likely to live and buy homes in states such as California, Florida, Nevada and Arizona, which were in the forefront of the real estate bubble, enjoying early gains in home values.

But those gains quickly shriveled in the housing bust. After reaching a median wealth of $18,359 in 2005, the wealth of Hispanics — who derived nearly two-thirds of their net worth from home equity — declined by 66 percent by 2009. Among blacks, who now have the highest unemployment rate at 16.2 percent, their household wealth fell 53 percent from $12,124 to $5,677.

[Source Washington Post]